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Comment calculer un besoin en fonds de roulement ?

Posté le 17 novembre 2020 à 08:00
groupe de personnes preparant leur projet d'entreprise

La tête pleine de projets et de rêves de succès, vous avez décidé de vous lancer : vous allez créer ou reprendre une entreprise. Ce sera pour votre entreprise, pour votre idée, pour votre service ou produit, que vous allez désormais vous lever chaque matin. Quoi de plus motivant ?

Une fois passé cet instant de grâce, nombre d’entrepreneurs subissent un atterrissage quelque peu violent en découvrant l’envers du décor : Comment financer son activité ? Comment présenter un business plan à la fois réaliste et attractif pour les futurs investisseurs ? Et, comment vais-je calculer puis financer ce besoin en fonds de roulement ?

Le début de l’entrepreneuriat, pour certains, c’est la découverte d’un jargon qui, souvent heureusement, traduit des concepts dont ils étaient déjà conscients. Il n’empêche qu’y être confronté pour la première fois peut être surprenant à décourageant. Pourtant, le succès de votre entreprise va partiellement dépendre de la maîtrise de ces démarches et de leurs subtilités.

Le calcul du besoin en fonds de roulement de votre activité est ainsi indicateur de la performance potentielle ou de la bonne santé financière de votre entreprise. Si ce besoin se traduit par un résultat négatif, c’est une bonne nouvelle, mais si le résultat est positif, c’est que l’entreprise manque de financement. Il faudra alors trouver des solutions de financement à court terme.

Le calcul du besoin en fonds de roulement n’est certes pas obligatoire, vu qu’il ne fait pas l’objet d’une déclaration, mais il est nécessaire pour prendre conscience de la santé financière et donc de la viabilité de l’entreprise.

Dans ses dossiers consacrés aux entrepreneurs, Partners Finances vous explique tout pour contribuer au succès de votre activité.

Le fonds de roulement va constituer la base de votre trésorerie. Il s’agit en effet du montant minimal que vous devrez toujours avoir en réserve pour financer les opérations financières usuelles. Vous calculez donc votre fonds de roulement en déduisant les actifs immobilisés des capitaux permanents.

Partant de là, le besoin en fonds de roulement (BFR) se crée du fait du décalage dans le flux de trésorerie entre les décaissements (charges fixes, paiement des fournisseurs, salaires, dette fiscale…) et les encaissements (créances clients).

Son calcul va vous permettre de savoir anticipativement (autant que possible) si vous devez augmenter votre fonds de roulement, par exemple en augmentant les capitaux ou diminuant les actifs immobilisés, ou en trouvant encore d’autres solutions.

Il est crucial de procéder à son calcul avant même le début de l’activité, que vous soyez prestataire de service ou vendeur d’un produit, et d’intégrer le calcul du BFR de départ dans votre plan de financement initial. A ce moment-là, il ne sera pas possible d’être totalement précis. Il s’agit donc ici de procéder à un calcul empirique en se fondant sur les données statistiques d’autres entreprises du même secteur. Ce sera une donnée clé de votre business plan. Ainsi, même pour les prestataires de services intellectuels (traducteurs, rédacteurs, consultants…), il existe généralement un délai entre la commande, la prestation du service dans son ensemble et son paiement par le client. Il faut en avoir conscience pour bien anticiper ce décalage.

En effet, le manque d’anticipation de ce besoin de fonds de roulement est une des causes principales de fermeture des jeunes entreprises.

Le montant à financer pour que votre compte reste en positif durant ce délai entre les dépenses et les recettes dépend

  • des créances clients, si les factures ne sont pas payées immédiatement et comptant à la commande,
  • ainsi que du stock que vous devez acquérir avant de pouvoir vendre, qu’il s’agisse de matières premières ou de produits finis, assortis des frais de stockage.

Tous ces éléments créent le besoin en fonds de roulement, qui doit être couvert par le délai de paiement des fournisseurs (l’idée étant que la créance client ait été soldée avant de payer le fournisseur), par le fonds de roulement lui-même (avec suffisamment de capitaux propres), ou par la trésorerie (somme qu’il reste lorsque le BFR a été déduit du fonds de roulement).

En fonction de votre activité et de son éventuelle saisonnalité, il va également falloir calculer ce besoin en fonds de roulement par période (semaine, mois, trimestre…).

Il s’agira ensuite de comparer les résultats de ces périodes, de les analyser, d’identifier les causes d’un BFR négatif ou positif, et de trouver des solutions dans ce dernier cas.

 

BFR =

Actif circulant – passif circulant

Soit pour de la vente de produits

encours moyen des créances clients + stocks moyens – encours moyens des dettes fournisseurs, fiscales et sociales

ou pour de la prestation de services intellectuels

travaux en cours + encours moyen des créances clients - encours moyen des acomptes clients

 

BFR en jours de chiffre d’affaire =

(BFR / chiffre d’affaires annuel HT) x 360

 

Quand le résultat du calcul du besoin en fonds de roulement est positif, cela veut dire que les emplois d’exploitation sont supérieurs aux ressources de même nature. Par exemple, l’entreprise paye ses fournisseurs avant de recevoir l’argent des clients. Elle va donc devoir financer ses besoins à court terme.

Quand le résultat du calcul du besoin en fonds de roulement est négatif, cela montre que l’entreprise a bien un excédent de ressources qui va aller alimenter sa trésorerie nette. Par exemple, elle paye bien ses fournisseurs après avoir reçu le paiement des clients.

 

(dettes fournisseurs / achats TTC) x 360

  • Pour augmenter ce délai de paiement auprès des fournisseurs, il faut négocier! Une bonne base peut-être une négociation sur base du volume de commandes.

 

(créances clients / CA TTC) x 360

  • L’objectif sera d’abaisser au minimum le délai de règlement accordé aux clients.

 

(stocks moyens / coût de production ou fabrication) x 360

  • L’objectif ici sera de se rapprocher autant que possible du flux tendu, même si cela peut occasionner des désagréments, cela permet autant que possible de limiter les immobilisations.

La première étape consistera à étudier la façon dont le délai entre les décaissements et les encaissements peut être réduit.

La deuxième étape consistera éventuellement à optimiser la gestion de stock pour limiter encore les immobilisations.

Au démarrage de l’entreprise :

  • un découvert autorisé pourra être négocié avec la banque,
  • les associés pourront mettre des sommes à disposition de l’entreprise (apports en comptes courants),
  • il sera éventuellement envisageable de faire un apport en capital ou des emprunts bancaires à long terme, mais cela va dégrader la trésorerie nette de l’entreprise.

En cours d’activité, il sera possible de recourir à

  • l’affacturage,
  • l’escompte,
  • la cession de créances par bordereau Dailly (loi Dailly).

 

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