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Développer son entreprise : la levée de fonds

Posté le 8 décembre 2020 à 08:00
entrepreneurs négociant une levée de fonds

Une opération de levée de fonds est un projet qui demande réflexion, stratégie et préparation. Quel que soit le type de financement choisi, vos futurs investisseurs ont pour objectif de faire une plus-value et reçoivent des centaines de propositions de projets. Parmi ceux-ci, le vôtre devra se démarquer, attirer leur attention, et même les inspirer pour qu’ils décident de vous suivre. En outre, une levée de fonds implique également des engagements de la part de l’entreprise. Il est donc important de bien se renseigner sur les prérequis, leurs avantages, mais aussi les conséquences pour l’avenir de l’entreprise. Pour cela, l’idéal est d’être conseillé par des spécialistes, comme les experts en solutions professionnelles de Partners Finances.

Dans nos dossiers consacrés aux entreprises, nous vous donnons les premières informations nécessaires pour nourrir votre réflexion.

La levée de fonds est une opération menée par une entreprise pour collecter l’argent nécessaire à son démarrage ou son développement sans passer par les mécanismes de prêts bancaires classiques. Les financements se présentent sous forme d’emprunts obligataires ou de prises de participation.

Les levées de fonds ne sont pas réservées uniquement aux startups. Elles sont également importantes pour les PME, soit des entreprises qui ont assuré leur modèle économique et ont un projet de développement plus modéré. Les stratégies varient en fonction du type d’entreprise et des besoins.

Startup ou PME, pour bénéficier d’une levée de fonds, l’entreprise doit respecter certains prérequis, qui peuvent varier en fonction des solutions recherchées. Ainsi certains financements ne seront accessibles qu’aux société dites « par action » (SA, SAS, SASU…) quand d’autres le seront également aux SARL et même aux EURL.

Pour rappel, une startup est une jeune entreprise avec un potentiel de croissance exponentiel. Leur caractéristique principale tient dans le type de produit, innovant, qu’elles vont proposer à un marché en croissance, voire nouveau. Pour ce faire, elles doivent trouver un business model qui soit viable, mais elles sont également connues pour leur besoin important en capitaux, que ce soit à l’amorçage ou pour leur développement. Si elles sont attractives, elles représentent également un risque important pour les investisseurs et doivent donc à chaque instant prouver la solidité de leur projet.

Les PME sont en revanche des entreprises traditionnellement plus stables et généralement plus anciennes (plus de 6 ans). Quelle que soit leur croissance, elles ont déjà prouvé la fiabilité de leur business model et peuvent rechercher et obtenir des financements plus variés, du fait des risques moins importants (a priori) pour les organismes de financements. Elles peuvent ainsi plus aisément que les startups recourir aux solutions de prêts professionnels bancaires. Pour autant, les banques n’accepteront pas tous les types de prêts demandés a fortiori si le produit, le projet ou service, est particulièrement novateur et constitue alors une prise de risque.

Cette étape est délicate. Il s’agit en effet d’évaluer avec justesse les besoins de l’entreprise pour son lancement ou son développement. Trop d’entreprises lèvent des fonds importants pour des produits, ou avec une stratégie de développement, mal adaptés aux attentes du marché. Il s’agit donc ici de tirer les leçons des échecs d’autres entreprises pour trouver le bon équilibre.

Les conséquences sont de deux types. En fonction du type de financement sollicité et obtenu dans le cadre de votre levée de fonds :

  • soit vous contractez une dette qui devra être remboursée, comme tout emprunt – Il faut alors être bien attentif à tous les éléments qui caractérisent ce prêt (échéance, in fine ou amortissable, quels sont les taux d’intérêts et sont-ils fixes, variables ?...) et qui sont fixés dans un contrat.
  • soit il s’agit d’une solution dilutive, ce qui implique que vos actionnaires ou autres formes d’investisseurs bénéficieront d’une partie des gains de votre entreprise, voire auront un pouvoir de décision. La dilution du capital de l’entreprise diminue d’autant le pouvoir de décision de ses fondateurs.

Avant de vous lancer dans une levée de fonds, prenez le temps de fixer la limite des efforts et de l’implication des investisseurs dans la gestion de l’entreprise que vous êtes prêt à accepter.

  • R&D
  • Investissements matériels
  • Investissements immatériels
  • Recrutement
  • Besoin en fonds de roulement
  • Trésorerie
  • Croissance interne et externe
  • Immobilisations
  • Complément d’apport personnel
  • Développement à l’international
  • Opérations en capital (sortie d’actionnaires, OBO, MBO, etc.)
  • Financement d’actifs
  • Société ayant connu un LBO compliqué : pas d’accès au financement bancaire
  • Refinancement (d’obligations convertibles par exemple)

On considère généralement qu’il y a deux moments opportuns pour une entreprise pour procéder à une levée de fonds :

Le démarrage pour financer le développement du produit, la R&D. Cette période sera suivie d’une phase de croissance et stabilisation où le modèle économique va commencer à faire ses preuves.

Le deuxième moment opportun, pour certaines entreprises, interviendra lorsque celle-ci souhaitera accroître son développement externe (distribution à l’international par exemple).

Une levée de fonds n’est pas un mécanisme simple, réalisable à tout instant en cas de manque de trésorerie… C’est un parcours lourd, qui comprend des risques, demande un investissement réel en temps et en énergie.

Dans tous les cas, il est intéressant d’être conseillé et même accompagné pour opérer une levée de fonds.

 

Le capital d’investissement consiste dans la prise de participations minoritaires au capital de sociétés non cotées. Il s’agit donc d’acheter des titres, soit auprès d’anciens actionnaires, soit d’en créer de nouveaux (on parle alors d’augmentation de capital). Les fonds de capital investissement peuvent être privés (private equity, ce sont des sociétés ou des business angels) ou semi-publics (comme la BPI France), parfois spécialisés dans des secteurs d’activités précis, et interviennent à tous les stades de la vie d’une entreprise (sa création, ses phases de développement, ou sa cession).

En 2020, on compte déjà plus de 300 fonds d’investissements (tous secteurs confondus) en France.

  • Le fonds capital-risque ou venture capital

Le capital-risque consiste pour des investisseurs professionnels à prendre des participations minoritaires et temporaires dans le capital d’une entreprise. Cette opération intervient dans la phase d’amorçage d’entreprises à fort potentiel de croissance. Elle permet en outre d’accéder à d’autres formes de financements, bancaires cette fois, avec un effet levier.

Les investisseurs peuvent occuper un siège au conseil d’administration avec un poids non négligeable dans la prise de décision.

Pour ce faire, ils pourront souscrire des actions dites « ordinaires » (des parts de capital), des actions à dividendes prioritaires (ADP, ses dividendes sont prioritaires sur celles des autres actionnaires, mais la part de capital est limitée à 25 % et il n’a pas de droit de vote à l’AG), des actions assorties de bons de souscriptions d’actions (ABSA, le détenteur des bons a la possibilité de souscrire à un nombre d’actions, pour un prix, et durant une période, fixés par contrat). Ils peuvent également accorder des avances en compte-courant d’associé.

Leur principale rémunération intervient généralement à la revente avec plus-value de leur participation. C’est ici que se trouve le risque et pour cette raison qu’ils s’intéressent quasi exclusivement aux entreprises à fort potentiel de croissance (startups).

  • Le fonds d’amorçage

Le capital amorçage ou seed capital intervient pour la mise au point d’un nouveau produit. Il s’agit ici de financer son prototype ou une présérie. Il est particulièrement important pour les startups. La création juridique de l’entreprise doit nécessairement avoir déjà eu lieu, mais il s’agit de financer la création de son essence même.

  • Le fonds capital développement

Le capital développement intervient pour une entreprise mature qui nécessite des fonds supplémentaires afin d’assurer une nouvelle phase de développement : lancement d’un nouveau produit, renouvellement ou extension de la chaîne de production, exportation…

  • Le fonds capital transmission

Le capital transmission, quant à lui, intervient lors de la cession. On parle généralement de LBO (leverage buy-out) ou LMBO (leverage management buy out). Le Buy-Out est l’opération de reprise d’une entreprise. On parle de LBO, LMBO ou BIMBO, si on y ajoute un effet levier, notamment si cette opération est le fait d’une holding de reprise (à savoir une entreprise créée pour reprendre d’autres entreprises tout en empruntant pour utiliser un effet levier).

 

 

Si le crowdfunding est bien connu pour le financement de projets de particuliers, cette méthode protéiforme est également de plus en plus prisée par les entreprises. L’explosion de cette activité a d’ailleurs motivé la création de statuts juridiques pour les plateformes en 2014. Désormais, celles-ci sont immatriculées à l’ORIAS avec un statut soit d’intermédiaire en financement participatif, soit de conseiller en investissement participatif (Code monétaire et financier, articles L. 548-2 et 547-1).

Elles ont pour autre point commun de permettre l’ouverture gratuite de la collecte. La plateforme ne prélèvera une commission que sur les projets ayant levé des fonds.

En revanche, il existe différentes formes de crowdfunding : donation-based crowdfunding (sous forme de dons, prisé par les secteurs associatifs et caritatifs), reward-based crowdfunding (don contre produit ou service, prisé par les artistes), crowdlending (prêt participatif entre pairs ou P2P, soit des entreprises finançant d’autres entreprises), crowdequity (financement participatif en capital).

Le principal avantage du crowdfunding (quelle qu’en soit la forme) tient dans la possibilité qu’il offre à l’entrepreneur de tester son idée et de voir qui est prêt à le suivre. Si la collecte est un succès, cela aura un effet levier pour obtenir ensuite un autre financement (prêt bancaire) ou attirer l’attention et l’engouement d’autres investisseurs. Néanmoins, exposer son idée, son produit, son projet, représente un risque surtout si celui-ci est innovant : le risque de se le faire voler. En outre, un crowdfunding réussi nécessite également une communication efficace. Celle-ci doit être murie et peut également engendrer des frais.

 

En fonction du statut juridique de l’entreprise, l’augmentation de capital pourra se faire contre des actions ou des parts sociales de l’entreprise. Si les actions sont les titres de propriété détenus par les actionnaires dans les sociétés de capitaux (SA, SAS, SASU), les parts sociales le sont dans les sociétés de personnes (SC, SNC, SARL). Les associés, éventuellement actionnaires, sont rémunérés sur base des bénéficies de l’entreprise (dividendes) et jouissent d’un droit de regard sur la gestion de l’entreprise.

Le prêt participatif se réalise entre entreprises ou entre une entreprise et l’Etat. Il est exclusivement réservé aux sociétés de droit français, fiscalement établies en France.

Principales caractéristiques. Il s’agit d’une « créance de dernier rang ». Le prêt participatif est donc considéré comme quasi-fonds propres et non pas comme un emprunt. Il n’y a pas de durée maximale (généralement 5 à 7 ans). Le montant est limité à deux fois le montant des capitaux propres de l’emprunteur. La rémunération de l’investisseur se calcul sur base d’une partie fixe (avec un taux d’intérêt) et une partie variable proportionnelle au solde restant du et à des aspects tels que le CA, les bénéfices, ou l’excédent brut d’exploitation.

Le financement mezzanine ou capital intermédiaire est une solution hybride. Elle mêle un financement par dettes sous forme d’obligations et d’actions, soit des OC (obligations convertibles) ou des OBSA (obligation attachée à un bond de souscription d’actions).

L’OC (obligation convertible, ou emprunt obligataire convertible) est un instrument financier lui-même hybride au carrefour de la dette et de la prise de capital, particulièrement flexible qui donne, durant une période donnée et un prix fixé, la possibilité de convertir une obligation en une ou plusieurs actions dans l’entreprise.

Considérées comme quasi-fonds propres, les obligations permettent à l’entrepreneur de rembourser les fonds in fine, mais aussi de bénéficier d’un effet levier pour demander d’autres financements.

On divise habituellement le bilan en deux parties qui doivent rester équilibrées. C’est le financement du haut de bilan qui va déterminer la quantité de financements de bas de bilan qu’il sera possible de solliciter.

Le bas de bilan correspond aux financements bancaires sous formes de prêts professionnels classiques. Il s’agit généralement de financements destinés aux aspects matériels, à court ou moyen terme.

Le haut de bilan correspond aux levées de fonds, c’est-à-dire aux différents financements provenant d’investisseurs hors secteur bancaire, le plus souvent privés. Ils consistent en capital ou en créances. Les investisseurs souscrivent à des émissions de titres. Il peut alors s’agir d’actions, de prêts participatifs, de dettes mezzanine (dont OC) ou de dettes obligataires sénior. Ceux-ci sont exclusivement réservés aux sociétés par actions (SA, SAS, SCA) ou SARL sous certaines conditions. Ces financements peuvent courir à moyen ou long terme.

 

Trouver un financement pour son projet ou le développement de son entreprise n’est pas chose facile, que ce soit auprès du secteur bancaire traditionnel ou en dehors de celui-ci au travers d’une levée de fonds. Que vous choisissiez de vous tourner vers une solution d’emprunt obligataire ou un financement participatif, nos conseillers vous accompagnent tout au long de vos démarches.

 

Pour tout renseignement concernant les solutions de crédit aux professionnels, vous pouvez contacter les experts de Partners Finances.

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