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Comment financer un pret professionnel sans apport ?

Posté le 10 novembre 2020 à 17:00
Deux entrepreneurs heureux trouvant des solutions pour financer le développement d eleur activité.

Devenir chef d’entreprise est chose facile, du moins, sur le plan administratif. Aujourd’hui, il est possible de réaliser l’essentiel des démarches en ligne en quelques minutes. D’ailleurs, le troisième trimestre 2020 a vu l’augmentation des créations d’entreprise et, d’après l’INSEE parmi celles-ci, trois sur quatre sont des entreprises individuelles.

Vous avez déjà bien réfléchi à votre projet et bénéficiez du soutien moral de votre entourage. Maintenant, il vous faut donc lancer votre activité ou développer celle de l’entreprise que vous allez racheter.

Pour ce faire, vous allez probablement devoir trouver des financements, mais démarrer une activité sans un apport personnel est une prise de risques et les banques sont généralement réticentes à investir dans un projet, a fortiori novateur, sans plus de garanties.

Vous le savez déjà : toute activité a un coût. S’il est certes moins onéreux de se lancer comme traducteur que de reprendre une manufacture ou ouvrir un restaurant, l’entrepreneur devra néanmoins financer le matériel nécessaire à son activité, sa communication pour la faire démarrer, et, part non négligeable, subvenir à ses propres besoins.

Bien entendu, il est des « success stories » d’entreprises créées dans un garage à partir de rien... Mais ce que ces belles histoires ne mettent pas en avant, ce sont les facteurs temps, opportunité et humain. De nombreux chefs d’entreprises travaillent plusieurs mois, voire plusieurs années, avant de pouvoir se verser un premier salaire. Parfois, on trouve la bonne idée au bon moment et, parfois, c’est trop tôt, le marché n’est pas prêt. Enfin, tout cela impacte votre vie quotidienne, vos relations, votre famille, quand ce n’est pas votre santé.

Il va donc falloir faire le choix de la résilience :

  • prendre conscience des obstacles et difficultés,
  • cerner ces problématiques,
  • trouver des solutions pour les contourner.

C’est ce que vous propose Partners Finances dans ses dossiers consacrés aux professionnels.

La success story de Benoît Michaux pionnier du rachat de crédits en France dans les années 90, avec Partners Finances, devenu PDG du Groupe Mentor, regroupant 120 sociétés et plus de 900 salariés, à découvrir ici :
http://www.centpourcent-nancy.fr/actu/economie/benoit-michaux-accelere-talents/
https://www.lesechos.fr/pme-regions/grand-est/benoit-michaux-mentor-dans-lame-1163394

Les trois premières étapes de votre success story

Pour lancer votre activité, vous allez peut-être devoir trouver des sources financements. L’octroi d’un prêt professionnel représentant une réelle prise de risques pour la banque, celui-ci ne vous sera pas sans un apport personnel, pouvant aller de 10 % à 30 % de la somme de l’emprunt en fonction des projets.

Que vous soyez auto-entrepreneur, une startup ou une PME, en création ou en reprise d’entreprise, différentes solutions de financements s’offrent à vous, allant des aides locales aux investisseurs. A vous maintenant de préparer le meilleur dossier pour tester et prouver l’intérêt de votre projet, et ainsi réunir les fonds nécessaires.

Trois étapes pour votre success story :

  1. Réaliser une étude de marché et un business plan, ou business model, solides.
  2. Rassembler des fonds nécessaires pour constituer cet apport personnel manquant.
  3. Obtenir le prêt ou lever tous les fonds dont vous avez besoin.

Astuces. En prenant note des différents financements que nous allons vous présenter, renseignez-vous sur la durée des procédures et les échéances, en particulier pour les bourses et concours. Etablissez ensuite votre calendrier pour ne manquer aucune opportunité !

un café et un cahier avec une idée représentée sous forme d'ampoule.

L’apport personnel, dans le cadre d’un emprunt professionnel, concerne l’ensemble des capitaux propres que le chef d’entreprise, et ses éventuels associés, consacrent à l’entreprise.

Les demandes de crédit déposées auprès des banques classiques ne sont généralement pas financées sans apport personnel.

En effet, il ne sera pas possible d’obtenir un prêt professionnel classique sans détenir un minimum de capital social. D’une part, cet apport prouve le sérieux et la détermination de l’entrepreneur, a fortiori dans le cadre d’une création d’entreprise, puisqu’il est par ailleurs possible de le constituer (nous allons le voir). D’autre part, plus il est important, plus il limite les risques que prendra la banque en vous accordant l’emprunt demandé. En fonction du montant et du type de prêt professionnel que vous sollicitez, ainsi que des autres garanties que vous pourriez proposer, vous devrez donc rassembler une somme plus ou moins importante.

Voici quelques pistes pour constituer un apport personnel, base de toute négociation bancaire.

Les aides sont de typologies variées (exonérations, accompagnement, ou encore financement). Elles peuvent être d’initiative locale, mises en place par l’Etat, ou l’Europe. Elles dépendent de la taille de votre entreprise, de sa localisation, du secteur d’activité, et du type de projet que vous souhaitez financer.

Quelques exemples d’aides qui peuvent être accordées aux entreprises :

Certains dispositifs vont vous permettre de payer moins de charges sociales ou de taxes. S’ils ne représentent pas un apport, ils permettront en début d’activité de limiter les frais.

A titre d’exemple, nous pouvons prendre l’ACRE, l’aide à la création ou la reprise d’une entreprise. Elle consiste en une exonération de charges sociales en début d’activité assortie d’un accompagnement. Son obtention peut conditionner l’accès à d’autres types d’aides. Si les revenus de votre auto-entreprise sont inférieurs à 30 852€, vous pouvez bénéficier durant 12 mois de l’exonération des cotisations portant sur l’assurance maladie, maternité, invalidité, décès, les prestations familiales, l’assurance vieillesse de base.

Parallèlement à l’ACRE, en début d’activité, vous pourriez bénéficier du Nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise (NACRE). Il s’agit donc d’un accompagnement proposé sur les trois premières années de votre activité. Elle consiste en une aide au montage, une aide à la structuration financière, et un accompagnement du démarrage et du développement de l’entreprise, successivement mis en place.

L’ARCE, l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise, permet aux bénéficiaires de l’allocation de retour à l’emploi de recevoir 45% du montant restant de leurs droit d’ARE. Calculée à la date du début d’activité, cette aide est versée en deux fois. Si vous pouvez en bénéficier, il s’agira d’une première somme à mettre de côté pour constituer votre apport.

La PAT (prime d’aménagement du territoire) pour l’industrie et les services est destinée aux entreprises qui s’installent dans certaines zones, en fonction de la situation socio-économique du bassin d’emploi et de l’engagement de votre entreprise en matière de responsabilité sociétale (RSE). Le montant de cette aide s’élève à 15 000 €.

A côté des dispositifs de l’Etat, on trouve également des aides locales, qui peuvent se présenter sous forme de concours de bourses, qu’elles soient le fait d’une région ou d’une association.

Notre conseil. Faites vos recherches et ne les faites pas seul. Bénéficiaire du dispositif NACRE ou affilié à un réseau d’entrepreneurs, faites-vous accompagner et soyez attentifs aux conseils d’autres entrepreneurs plus expérimentés.

groupe d'investisseurs souriants

Si les banques ne souhaitent pas financer votre projet, soit que vous n’ayez pas encore un apport personnel suffisant, soit que votre projet leur semble trop novateur, et donc incertain, vous pouvez également rechercher des investisseurs.

Toutefois, il faudra rester prudent. En effet, le principe de l’investissement consiste le plus souvent dans l’achat de parts sociales de l’entreprise.

  • Veillez à toujours rester majoritaire, afin de ne pas en perdre le contrôle de votre idée.
  • Veillez également à bien rédiger les statuts, afin de limiter le pouvoir de décision des investisseurs.

Le premier avantage pour ces derniers consiste dans la réduction d’impôts, que peut permettre l’investissement dans une PME. Par la suite, un développement de l’entreprise pourrait s’avérer financièrement avantageux. En effet, le placement gagne en valeur à mesure que l’entreprise fructifie. A terme, la revente de leurs parts (parts sociales ou actions) peut permettre une plus-value.

Ces investisseurs peuvent être de plusieurs types :

Terme très la mode, recourir à la love money consiste à faire appel à ses proches, sa famille, ses amis, pour financer son projet d’entreprise. Comme tout investisseur, ceux-ci achètent des parts de l’entreprise qu’ils soutiennent alors financièrement.

Qu’il s’agisse de don, avec ou sans contrepartie – crowdfunding – ou d’un prêt – crowdlending -, il est possible de faire financer son projet par une communauté d’internautes.
C’est une très bonne manière de tester son idée. Si le financement participatif a du succès ce sera un bon argument à présenter aux banques.

Toutefois cette méthode revêt certains risques : vous pourriez dépenser de l’argent et du temps dans la communication nécessaire au bon fonctionnement de votre campagne, et pour autant il se peut que celle-ci ne fonctionne pas, que vous ne touchiez pas la bonne cible, que votre idée ne plaise pas suffisamment, ou pire encore que vous vous fassiez voler votre idée. Il ne s’agit donc pas d’une solution miracle et il faudra bien préparer votre communication pour mettre toutes les chances de votre côté.

Un business angel est une personne physique qui choisit d’investir à titre individuel dans le capital d’une entreprise innovante, durant la phase de création ou en début d’activité. Cette personne met également ses compétences, son expérience et son réseau à disposition pour accompagner l’entreprise.

Certaines entreprises cherchent à diversifier leurs activités et pourraient être intéressées d’investir dans le développement de votre projet.

Des investisseurs (individuels ou sociétés de capital-risque) prennent une participation, minoritaire dans une majorité de cas, au capital d’une entreprise innovante à fort potentiel de croissance, une startup donc. L’objectif pour l’investisseur est de pouvoir à terme revendre ses titres avec une plus-value. Pour l’entreprise, l’avantage tient dans le financement de son projet à un stade où il présente encore trop de risques pour un financement bancaire.

Certains dispositifs simplifiés comme les bons de souscription d’actions avec accord d’investissement rapide (BSA-AIR) existent également pour les startups pour encore simplifier et accélérer le mécanisme de levées de fonds. Ici, l’investisseur n’entrera au capital social qu’avec un délai dépendant d’un événement financier (comme un financement ou un événement de liquidités).

Que vous choisissiez de travailler dans un espace de coworking, de tester votre idée dans une pépinière d’entreprise, ou obteniez une place dans un incubateur ou accélérateur de startup, l’accompagnement et le réseau sont les clés de nombreuses portes. Répondre à une question, solutionner un problème, ne pas tomber dans certains pièges, faire la connaissance d’investisseurs… sont autant d’avantages des liens que vous pourrez tisser dans ces lieux consacrés aux entreprises.

La Prépa de la French Tech consiste en une bourse de 17 000 €, dont 5000 € doivent servir à couvrir les dépenses courantes et le reste est consacré à la formation et au développement de l’entreprise. Dans ce cadre, vous avez accès à un bureau dans l’un des locaux de la French Tech, bénéficiez d’un parrainage d’un entrepreneur de l’écosystème, d’ateliers de prototypage et même de l’accompagnement d’un travailleur social.

L’Incubation de la French Tech consiste en un financement de 30 000 €, même sans apport personnel, sous condition qu’un membre de la French Tech siège dans votre conseil d’administration (bénévolement) pour la durée du programme. A cela s’ajoute l’hébergement dans un accélérateur ou un incubateur partenaire durant un an, l’accompagnement d’un expert en financements de la BPI, et des possibilités de networking.

Petite fusée en carton symbolisant le décollage de l'entreprise soutenue par quatre personnes

L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) propose des micro-crédits, avec un montant maximum de 10 000 €, à taux fixe de 7,45 %, pour une durée de 6 à 36 mois, à condition que vous ayez un garant à hauteur de 50 % du montant emprunté.

Ce prêt peut venir compléter votre demande de financement, constituant une partie de votre apport.

Le prêt d’honneur pour une création ou une reprise d’entreprise peut également vous servir de base pour constituer l’apport personnel nécessaire à l’obtention d’un prêt bancaire.

Caractéristiques :

  • Prêt à taux zéro, sans garantie, accordé au chef d’entreprise et non à la société.
  • Montant : 2 000 € à 50 000 € en fonction des offres des organismes de financement.
  • Durée : généralement 1 à 7 ans.
  • Différé d’amortissement : jusqu’à 24 mois.
  • Proposés par différents organismes de financement en fonction des secteurs d’activité et du profil de l’entrepreneur (Initiative France, Réseau entreprendre, ADIE…)
  • Conditionné à un accompagnement pour la durée du prêt.

Outre ces conditions avantageuses, avoir par exemple obtenu la confiance de la BPI France pour un projet novateur peut inspirer confiance aux autres banques. Pour 1 € prêté par l’un des organismes mentionnés, c’est 7 à 8 € qui seront ensuite prêtés par les organismes de financement classiques. On parle alors d’effet levier.

  • LLD et LOA

Si vous devez financer l’achat pour votre entreprise d’un véhicule ou de matériel informatique, les location longue durée et location avec option d’achat, vous permettront de ne pas immobiliser des fonds, ni de dépenser la trésorerie nécessaire à un apport personnel pour un prêt plus conséquent

  • PTH

Le prêt de trésorerie hypothécaire est une forme d’emprunt nettement moins connue dans la mesure où elle représente un risque plus important, mais peut également s’avérer utile dans des cas extrêmes (pour sauver son entreprise) ou saisir une opportunité sans pareil.

  • Crowdlending

Le crowdlending est une forme de financement participatif. Sur le modèle du crowdfunding, des particuliers vont investir dans votre projet, mais cette fois sous la forme d’un prêt. Néanmoins, les plateformes mettant en relation investisseurs et porteurs de projets doivent vérifier la fiabilité de l’entreprise afin de s’assurer qu’elle sera en mesure de s’acquitter des mensualités de prêt. Une certaine ancienneté est donc souvent demandée. Le crowdlending s’avère plus utile pour financer le développement de son activité ou un besoin de trésorerie que pour la création de son entreprise.

Vous allez déposer une demande de prêt professionnel auprès d’un établissement bancaire. Avez-vous pensé à passer par un intermédiaire en opération de banque et en services de paiement, ou courtier ?

Un organisme de courtage tel que Partners Finances vous accompagne tout au long du processus.

  • Vous faites une simulation en ligne, elle est gratuite et sans engagement.
  • Un conseiller vous rappelle avec une réponse de principe.
  • Vous constituez votre dossier en fournissant les justificatifs nécessaires.
  • Votre conseiller revient vers vous avec les offres les mieux adaptées à votre situation et vous accompagne jusqu’au déblocage des fonds.

 

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