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Rachat de crédits : les pièges à éviter

Posté le 28 mars 2019 à 17:00
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Les taux d’intérêt sont toujours très bas, un trop grand nombre de crédits asphyxient le budget du ménage, les mensualités de remboursement sont trop lourdes, bref de nombreuses raisons peuvent servir à évoquer le rachat de crédits pour trouver une solution. Cette opération financière permet de faire racheter par une banque ou un organisme spécialisé en rachat de crédits, une partie ou la totalité des emprunts en cours. Il s’agit de faire de ce procédé une réelle démarche de remise en situation financière sereine, en allongeant la durée de remboursement et réduisant le montant de la mensualité, tandis que le taux d’intérêt peut être revu à la baisse. Mais attention, cette opération comporte des risques, mais aussi des pièges, voici quelques conseils pour les éviter.

La plupart des personnes qui entament une démarche de rachat de crédits le font parce qu’elles sont persuadées que l’objectif principal de cette action est de faire baisser à tout prix le taux d’intérêt. Et parfois, à tort, elles pensent qu’elles vont faire de grandes économies et surtout réduire le montant à emprunter. Mais pour que l’opération soit intéressante, il faut que la différence entre l’ancien taux et le nouveau soit d’au moins 0,7 point. Grappiller quelques dixièmes de points ne sert donc strictement à rien, car les frais d’un rachat de crédits sont à prendre en considération. À la finalité, l’opération peut coûter plus cher que les économies réalisées.

De nombreux emprunteurs tombent hélas dans le piège des frais qui n’ont pas été assez bien évalués. Car si une opération de rachat de crédits prévoit soit d’alléger la mensualité, soit de réduire la durée de remboursement, les frais qui en découlent peuvent parfois coûter cher. Les frais de dossier par exemple varient de 500 à 1.000 euros, auxquels vont s’ajouter les IRA (indemnités de remboursement anticipé) qui s’élèvent à maximum 3 % du capital restant dû. Viennent encore se greffer à cette liste les frais de garantie du nouveau crédit souscrit, lorsqu’il y a un bien immobilier à mettre en hypothèque : les frais de mainlevée et de notaire. Il faudra également inclure les honoraires de courtier si l’emprunteur décide d’y faire appel pour l’aider à trouver la meilleure offre.

Bon à savoir : les frais de remboursement anticipé peuvent être négociés voire supprimés dans le cadre d’un nouveau contrat de prêt. En résumé, les gains doivent être supérieurs au frais liés au rachat de crédits.

Le rachat de crédits étant une opération bancaire en tant telle, l’établissement financier prêteur va se pencher sur différents éléments avant de donner son accord. La première des choses à faire est donc d’examiner sa situation et de passer au crible certains critères comme la situation professionnelle. La stabilité financière est un élément primordial dans le processus de regroupement de prêts et un CDI est certes un atout même s’il n’est pas obligatoire. Prouver une situation pérenne même en CDD ou en intérim est également une possibilité.

Le deuxième élément de solvabilité sur lequel va se baser l’organisme prêteur est la capacité de remboursement de l’emprunteur. Le taux d’endettement fixé en moyenne à 33 % par les banques, est en principe à respecter de manière générale, sauf quelques cas exceptionnels. Le rachat de crédits permet justement de faire baisser ce taux, racheter son crédit immobilier par exemple, qui représente parfois la part la plus importante des charges du foyer, permet de diminuer le montant de la mensualité en allongeant la durée de remboursement. 

Bon à savoir : d’autres dettes du foyer peuvent également être incluses dans une opération de rachat de crédits, comme par exemple des loyers ou des impôts en retard.

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Un des principaux pièges à éviter est de se laisser séduire par la première offre reçue. Après avoir fait une simulation en ligne, il ne faut pas se limiter à un seul organisme, mais en contacter plusieurs pour faire jouer la concurrence et surtout bien comparer leurs offres. Même lorsque l’emprunteur se sert des services d’un courtier, il faut s’assurer que celui-ci travaille avec plusieurs partenaires. Ne pas hésiter à consulter l’ORIAS qui dispose d’un registre détaillé de tous les intermédiaires non-exclusifs en finance.

Il faut absolument se méfier des offres trop alléchantes, car elles peuvent s’avérer inadaptées pour le ménage. Une récente enquête de la direction générale de la concurrence a démontré que de nombreux établissements étaient en effraction par rapport à la législation. Entre la publicité mensongère, les frais non révélés et le coût réel de l’opération pas explicitement affiché, les dangers pour le consommateur sont réels, à commencer par la proposition d’un taux variable qu’il faut toujours refuser. Ne surtout pas se laisser emporter par une situation d’urgence, car elle peut mener à faire des erreurs et souscrire à la mauvaise offre.

Lorsque le rachat de crédits inclut une trésorerie supplémentaire, celle-ci ne doit pas atteindre un montant trop important. Emprunter une trop grande somme d’argent en plus du rachat de tous les crédits en cours rallonge la durée de remboursement et augmente le capital à rembourser. Si emprunter une petite somme raisonnable qui peut servir de sécurité est recommandé, l’emprunteur peut se retrouver plus endetté qu’il ne le souhaitait en succombant à des offres trop alléchantes au premier abord.

Ne pas oublier que dans le cadre du rachat de crédits, c’est l’allongement de la durée de remboursement qui permet de réduire le montant de la mensualité. Mais attention, cela a un coût, puisque cela entraîne une augmentation du coût total du crédit. Il est donc important de faire plusieurs simulations avec des durées différentes pour bien gérer son budget. Par exemple ne pas empiéter sur le remboursement du rachat de crédits sur la période de la retraite lorsque les revenus connaissent automatiquement une baisse.

Pour comparer les offres de rachat de crédits, il faut toujours se baser sur le TAEG (taux annuel effectif global) qui englobe tous les frais. En effet, cela permet de voir exactement les différences entre les propositions et surtout de savoir quelle est la plus avantageuse. Le taux d’intérêt, l’assurance, les frais de dossier, les frais de garantie y sont inclus. Bien évidemment, avant de se lancer dans la comparaison, il faut avoir établi le montant à emprunter qui est une étape importante. Pour cela, il faut vérifier les capitaux restants dus, les dettes à inclure dans le rachat, tous les frais liés au rachat et le montant de la trésorerie supplémentaire.

Attention au coût de l’assurance qu’il faut soigneusement analyser, car il peut dans certains cas dépasser le coût des intérêts. Il faut veiller à bien lire toutes les conditions générales, car tous les contrats ne présentent pas les mêmes garanties. Les contrats groupés présentent des avantages comme la mutualisation des risques et des formalités simplifiées. La délégation d’assurance est également une option, il s’agit d’un contrat individuel qui est souvent moins onéreux surtout avant l’âge de 40 ans.

Enfin, il faut lire attentivement le document d’information remis par le conseiller qui a proposé l’offre de rachat de crédits. Il permet d’avoir une idée précise de tous les frais liés à l’opération et de toutes les démarches à entreprendre.

Bon à savoir : chaque emprunteur dispose de 10 jours après réception de l’offre de crédit pour la signer. Une fois le contrat de prêt signé en bonne et due forme, l’emprunteur dispose encore de 14 jours légaux de rétraction.

 

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