Moins de fraudes à la carte… mais plus d’arnaques : la vigilance reste de mise
Selon une étude de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP), le premier semestre 2025 enregistre une baisse significative du nombre de fraudes à la carte bancaire. Une donnée encourageante, mais qui ne doit pas inciter à une baisse de vigilance pour autant.
Un bilan satisfaisant par rapport à 2024
Moins 10%. C’est la baisse chiffrée que rapporte une étude de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OMSP), publiée en ce début d’année sur le nombre de fraudes à la carte bancaire. Cette analyse se base sur la différence observée entre le premier semestre de 2024 et de 2025.
On apprend ainsi que :
- le montant de la fraude bancaire sur les six premiers mois de 2026 s’élève à 211 millions d’euros (ce qui représente tout de même plus d’un million d’euros par jour) ;
- le taux de fraude est estimé à 0,048% (autrement dit, pour 100 000 € de paiement, 48 € sont dérobés via une fraude à la carte bancaire).
Un rebond des fraudes à la manipulation
Face au renforcement de la sécurité des paiements en ligne notamment, les escrocs tentent de trouver une alternative. Celle-ci prend la forme des fraudes à la manipulation. Ici, il faut comprendre les arnaques où les victimes sont trompées en vue d’autoriser ou déclencher des opérations bancaires. Il s'agit généralement d’appels téléphoniques, de SMS ou d’e-mails malveillants mettant la pression sur la victime pour l’inciter à effectuer un virement sur le compte de l’escroc. Toujours selon l’OSMP, ces fraudes à la manipulation auraient augmenté de 37% sur cette même période, pour un butin total de 245 millions d’euros.
En parallèle, l’organisme rattaché à la Banque de France souligne que la part des fraudes sur l’ensemble des moyens de paiement a augmenté de 7%. La vigilance est donc de mise, d’autant plus quand on sait que ces escroqueries peuvent mener certaines victimes à une situation de surendettement et qu’il est ensuite compliqué pour elles d’obtenir réparation et gain de cause, notamment dans le cadre de fraudes à la manipulation où l’argent est débitée par la victime elle-même.


