Marché immobilier : face à la hausse des coûts, les banques allongent la durée des prêts
Comme chaque mois, l’Observatoire crédit logement publie son analyse du marché immobilier. En janvier 2026, alors que les taux de crédits immobiliers et le coût des opérations financières augmentent, la durée moyenne des prêts atteint un niveau record !
Les taux augmentent en janvier
Selon l’observatoire, les taux moyens de crédit immobiliers se sont stabilisés de mars à août 2025, mais ont commencé à remonter dès septembre dernier. En effet, entre les mois d’août et de décembre, ces derniers ont gagné 11 points de base. Cette hausse s’est poursuivie au mois de janvier 2026 avec trois points supplémentaires.
Cependant, la demande étant hésitante, les banques sont contraintes d’atténuer les ajustements des taux aux contraintes du marché, dans le but de préserver la solvabilité des emprunteurs.
Une durée moyenne d’emprunt record
Toujours selon l’étude, au mois de janvier 2026, la durée moyenne des prêts accordés était de 254 mois, soit environ 21 ans. C’est le niveau le plus élevé jamais observé ! Cela s’explique encore par le fait que les banques s’efforcent de diminuer l’impact du coût des opérations de financement sur la capacité d’emprunt des particuliers.
Toutefois, le nombre d’emprunts sur 25 ans et plus a diminué : 48,3 % en janvier 2026 contre 55,4% en janvier 2025. A contrario, la proportion de prêts entre 20 et 25 ans a augmenté, passant de 26 % à 33,5 % en un an. Dans un contexte dominé par l’incertitude, les établissements financiers évitent les durées trop longues, sans pour autant négliger les formules à durées élevées, d’après l’étude.
La hausse du coût des opérations perturbe les emprunteurs
D’après l’observatoire, après une baisse en 2025, le niveau d’apport personnel progresse rapidement en ce début d’année 2026 (+ 6,8 % sur un an). Cependant, le coût des opérations augmente lui aussi à un rythme soutenu (+ 8,1 % en un an) amenant les emprunteurs à accroître les montants moyens d’emprunts (+ 8,7 % sur un an).
La hausse des taux et des prix de l’immobilier fait reculer rapidement l’indice de solvabilité. De leur côté, les secundo-accédants peuvent plus facilement réussir à satisfaire les contraintes instaurées, grâce à la revente de leur premier bien immobilier.



