Prime d’activité : jusqu’à 600 euros de plus par an pour certains foyers en 2026
Bonne nouvelle pour certains actifs : le budget 2026 prévoit un coup de pouce pour soutenir les travailleurs modestes.
Une revalorisation pour les bas salaires
Présentée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la hausse de la prime d’activité s’inscrit parmi les mesures phares de la loi de finances pour 2026. Objectif affiché : renforcer l’incitation au travail tout en apportant un soutien concret aux ménages les plus exposés à la baisse du pouvoir d’achat. Versée par la Caf ou la MSA, la prime d’activité vise à :
- compléter les revenus du travail, aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique ;
- en tenant compte de la composition du foyer et de l’ensemble des ressources.
Avec cette annonce, le gouvernement entend corriger un dispositif jugé insuffisamment protecteur pour les travailleurs aux rémunérations proches du Smic. Selon Matignon, plus de trois millions de foyers seraient concernés.
Jusqu’à 600 euros par an pour certains foyers
Dans le détail, la mesure vise les foyers dont les revenus se situent entre un et 1,4 smic. Concrètement, cela correspond à des salaires compris entre environ 1 823 euros bruts mensuels et 2 550 euros bruts. Pour ces ménages, la prime d’activité pourrait augmenter d’environ :
- 50 euros par mois en moyenne ;
- soit un gain annuel pouvant atteindre 600 euros.
Le coût de la mesure est estimé à près de deux milliards d’euros par an. Un choix assumé, alors même que des économies étaient initialement envisagées sur ce poste de dépenses.
Comment est calculée la prime d’activité aujourd’hui
Pour comprendre l’impact de cette réforme, il faut rappeler le mode de calcul actuel de la prime d’activité. Celle-ci repose sur un montant forfaitaire de base, auquel s’ajoutent :
- 59,85 % des revenus professionnels du foyer ;
- d’éventuelles bonifications individuelles, sous réserve de ne pas dépasser un plafond de revenu, fixé aujourd’hui à un peu plus de 700 euros par mois.
L’ensemble est ensuite ajusté en fonction des autres ressources du foyer. Avec la réforme annoncée, le mécanisme de calcul ne serait pas fondamentalement modifié, mais les paramètres pourraient évoluer afin d’augmenter le montant versé aux travailleurs concernés. Les modalités précises doivent encore être précisées lors de l’examen parlementaire du texte.
Pour les bénéficiaires potentiels, cette hausse pourrait offrir un réel bol d’air face à la progression des dépenses contraintes. Si toutefois, ces foyers continuent à rencontrer des difficultés pour boucler leur mois, un regroupement de crédits peut être envisagé. Cette opération consiste à réunir l’ensemble des dettes en un seul avec des mensualités allégées. En revanche, cela suppose l’allongement de la durée de prêt et un coût total du financement plus élevé.



