Immobilier à Paris : des prix en hausse mais pas dans tous les arrondissements
Les prix immobiliers à Paris continuent d’augmenter, selon les chiffres de PAP de février 2026, pour atteindre une moyenne de 9 615 € le m². Si certains arrondissements dépassent cet indice haut la main, d’autres, comme le 19e, sont bien en dessous.
Le cœur de la Capitale toujours le plus cher
Le média spécialisé dans l’immobilier en France PAP (Particulier à Particulier) liste les 5 arrondissements parisiens au prix moyen au m² le plus élevé. Tous se situent au centre de la Capitale et sur la rive gauche. Deux arrondissements (les 6e et 7e) se détachent nettement du lot, en dépassant les 13 000 € le m², devenant ainsi hors de portée de nombreux acquéreurs.
Voici les 5 arrondissements les plus chers de Paris et l’évolution de prix sur un an constatée par PAP :
- le 6e : 14 360 €/m² (+ 1,9 %) ;
- le 7e : 13 860 €/m² (+ 0,4 %) ;
- le 4e : 12 480 €/m² (+ 1,3 %) ;
- le 3e : 12 440 €/m² (+ 2,1 %) ;
- le 1er : 12 210 €/m² (- 1,4 %).
Le 19e reste le seul en dessous des 8 000 €/m²
Pour les autres arrondissements, le média parle de stabilisation des prix et évoque même une légère reprise, contrastée en fonction du secteur géographique. Le 19e demeure cependant le seul arrondissement dont le prix au m² est inférieur aux 8 000 €, et ce malgré une évolution de + 3,2 %.
Les 5 arrondissements, qui présentent des prix au m² inférieurs à la moyenne de 9 615 €, sont ainsi :
- le 19e : 7 990 €/m²(+ 3,2 %) ;
- le 20e : 8 310 €/m² (+ 2,6 %) ;
- le 13e : 8 790 €/m² (+ 3,2 %) ;
- le 18e : 8 890 €/m² (+ 2,6 %) ;
- le 12e : 8 940 €/m² (+ 2,8 %).
Ces écarts de prix significatifs peuvent peser lourd dans les contours d’un crédit immobilier. Un appartement de 100 m² dans le 19e arrondissement parisien affiche un prix moyen de 799 000 €, quand pour la même surface dans le 7e arrondissement il avoisine les 1 386 000 €, soit une différence de 587 000 €.
Quelles perspectives pour 2026 ?
D’après PAP, les primo-accédants se positionnent de nouveau sur le marché immobilier, après deux années de repli, notamment en raison des taux de prêt immobilier plus intéressants qu’auparavant. Néanmoins, cette reprise, constatée au niveau national (+ 11,3 % d’acquéreurs sur la dernière année), s’avère beaucoup moins marquée dans la Capitale avec une hausse de + 3,2 %. Les prix de l’immobilier plus élevés qu’en province peuvent expliquer ce phénomène.



