Immobilier : l’IFI en hausse en 2025, porté par davantage de contribuables
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a dévoilé son dernier bilan de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour 2025. Sans surprise, la tendance observée ces dernières années se confirme : les recettes comme le nombre de foyers imposés progressent. Au total, 193 600 foyers fiscaux sont désormais concernés par cet impôt, réservé aux contribuables disposant d’un patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d’euros.
L’administration fiscale a ainsi collecté 2,3 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 8 % sur un an. Une progression qui s’explique avant tout par l’augmentation du nombre de foyers imposables (+ 4 % par rapport à 2024), davantage que par celle du patrimoine moyen. Celui-ci atteint désormais 2,55 millions d’euros, en légère hausse de 1,5 %.
Instauré en 2018 pour remplacer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), l’IFI reste toutefois une ressource marginale pour les finances publiques. Il ne représente que 0,5 % des recettes de l’État, loin derrière la TVA (35 %), l’impôt sur le revenu (23 %) ou encore l’impôt sur les sociétés (10 %).
Résidences secondaires et SCI tirent la hausse du patrimoine
Dans le détail, la hausse du patrimoine déclaré (+ 5,6 %) repose essentiellement sur les biens autres que la résidence principale. Les résidences secondaires, les biens locatifs ou encore les actifs détenus via des sociétés civiles immobilières (SCI) expliquent l’essentiel de cette progression, même si la capacité d'emprunt des ménages les plus aisés peut également jouer un rôle dans leurs stratégies d’investissement.
À l’inverse, la résidence principale, bénéficiant d’un abattement de 30 %, n’a contribué que marginalement à cette augmentation. Plus la richesse immobilière est élevée, plus la part du patrimoine détenu indirectement (via des SCI notamment) est importante. Pour les patrimoines supérieurs à 10 millions d’euros, les biens détenus en direct ne représentent plus que 30 % du total.
En moyenne, les foyers assujettis à l’IFI s’acquittent d’un impôt de 12 000 €. Mais les écarts sont considérables selon les niveaux de patrimoine : les foyers les plus riches, notamment ceux disposant de plus de 5 millions d’euros, représentent moins de 6 % des contribuables, mais concentrent à eux seuls 37 % du produit total de l’impôt.
Plus de 13 000 foyers fortunés sans impôt sur le revenu
Autre enseignement marquant de cette étude : 13 300 foyers assujettis à l’IFI ne paient pas d’impôt sur le revenu. En moyenne, les contribuables soumis à l’IFI déclarent pourtant des revenus élevés, à hauteur de 322 100 € annuels, pour un impôt moyen sur le revenu de 60 200 €. Mais certains mécanismes fiscaux permettent de réduire, voire d’annuler, leur imposition.


