Immobilier : le marché dans l’ancien se redresse doucement
Le marché immobilier montre des signes de reprise fin 2025, selon les derniers chiffres publiés par le SDES (Service des données et études statistiques). Mais le bilan reste encore contrasté, entre reprise du crédit et fragilité du neuf.
Un terrain plus favorable pour l’ancien
Sur le front du financement, la situation s’améliore à encore les chiffres communiqués par le SDES. Les conditions d’octroi se détendent légèrement et les taux se stabilisent, ce qui redonne de la visibilité aux ménages. Résultat, la reprise progressive est bel et bien là avec :
- une production de crédits qui atteint 45,5 milliards d’euros au quatrième trimestre 2025 et confirme la dynamique engagée depuis 2024 ;
- un nombre de transactions dans l’ancien qui remonte à 951 000 sur un an ;
- des prix qui repartent légèrement à la hausse (+0,5 %), notamment en province, signe d’un marché qui se stabilise progressivement.
Si le contexte devient plus visible pour un projet immobilier, cela dépend encore des conditions de financement. Pour les candidats à l’achat, mieux vaut prendre le temps de comparer et d’effectuer plusieurs simulations de prêt immobilier.
Le marché du neuf toujours sous pression
La situation est plus compliquée dans le neuf. Les mises en vente reculent et les réservations restent à un niveau bas au 4e trimestre. Avec 15 500 logements réservés, la demande peine à repartir malgré un ajustement des prix.
Sur un an, ces derniers restent globalement stables, mais la baisse observée sur les derniers trimestres traduit un marché sous tension. Seul point plus positif à retenir de l’étude du SDES : les mises en chantier repartent à la hausse en fin d’année (+ 14,4 %). Un signal encourageant, mais encore insuffisant pour parler de véritable reprise.
Bâtiment : une activité qui recule
Dans le bâtiment, la tendance reste orientée à la baisse. L’activité continue de ralentir et l’emploi diminue depuis plusieurs trimestres. Au total, le secteur a perdu plus de 50 000 emplois depuis 2023.
Autre signal de fragilité : le nombre de défaillances d’entreprises reste élevé (3 596), bien au-dessus de la moyenne des dernières années. Les perspectives ne sont pas plus rassurantes. Le solde d’opinion sur les carnets de commandes descend à son plus bas niveau depuis 9 ans et les professionnels anticipent une activité encore sous pression dans les mois à venir.



