Avril 2026 : ces changements qui vont vraiment peser sur le budget des ménages
Prime d’activité, gaz, impôts : plusieurs évolutions entrent en vigueur en avril. Si certains changements semblent limités, leur cumul a un effet concret sur le budget des ménages.
Prime d’activité et aides revalorisées
Le 1er avril 2026 marque une revalorisation de plusieurs prestations sociales. Cette mise à jour concerne notamment les aides versées aux ménages les plus modestes, avec un objectif clair : limiter l’impact de l’inflation. Parmi les principales évolutions partagées sur le site du service public :
- l’augmentation de la prime d’activité de 50 € par mois pour près de 3 millions de bénéficiaires ;
- la revalorisation de plusieurs aides sociales comme le RSA qui atteint désormais 653,33 € par mois, l’AAH qui s’élève à 1042,62 euros.
Les APL et allocations familiales sont également ajustées, en fonction de la situation des ménages. Autre soutien attendu : le chèque énergie, envoyé progressivement aux foyers éligibles. Son montant varie généralement entre 50 et 280 euros, selon les revenus et la composition du foyer. Un coup de pouce non négligeable pour faire face aux dépenses énergétiques.
Énergie et fiscalité : des ajustements à suivre
Sur le front de l’énergie, les tarifs du gaz évoluent également. Après une hausse en mars, ils reculent d’environ 0,7 % en avril, soit près de 0,1 centime par kWh. Mais cette baisse pourrait ne pas durer. Face aux tensions internationales et à la montée des coûts d’approvisionnement, les tarifs devraient augmenter fortement en mai.
Côté fiscalité, avril marque le lancement de la campagne de déclaration des revenus. Comme chaque année, les contribuables devront finaliser leur déclaration entre fin mai et début juin selon leur département. Fixé par la loi de finances pour 2026, le barème de l’impôt sur le revenu est, lui aussi, ajusté à hauteur de 0,9 %, afin de suivre l’inflation.
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Tranches pour 1 part |
Revenus 2025 |
Taux d’imposition de la tranche de revenu |
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Tranche 1 |
Jusqu’à 11 600 € |
0 % |
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Tranche 2 |
De 11 601 € à 29 579 € |
11 % |
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Tranche 3 |
De 29 580 € à 84 577 € |
30 % |
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Tranche 4 |
De 84 578 € à 181 917 € |
41 % |
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Tranche 5 |
Supérieure à 181 917 € |
45 % |
Sources : Service-public
Fin de la trêve hivernale et hausse du reste à charge
Le printemps annonce également la fin de la trêve hivernale, en place depuis le 1er novembre. Les expulsions locatives peuvent donc reprendre en cas d’impayés. En 2025, les niveaux ont atteint des records, selon les derniers chiffres de la Chambre nationale des commissaires de justice avec :
- plus de 30 000 ménages expulsés ;
- soit une augmentation de 27 % comparé à 2024.
Pour les ménages fragiles, cette échéance reste un point de vigilance. Pour éviter une situation de surendettement, le recours au regroupement de crédits peut parfois être envisagé. Cette opération consiste à réunir l’ensemble des emprunts en un seul et unique prêt avec une mensualité allégée. De quoi retrouver un nouveau souffle budgétaire en contrepartie d’un coût total plus élevé.
Dans un autre registre, les dépenses de santé vont prochainement évoluer avec l’application d’une réforme prévue par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Pour certains actes médicaux lourds, le reste à charge devrait passer à 8 euros. Cette participation s’applique notamment aux soins supérieurs à 120 euros ou jugés complexes.



