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Déclaration des revenus 2025 : ces changements à connaître si vous versez une pension alimentaire

Publié le 31/03/2026 | 5 minutes
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La loi de finance pour 2026 entraîne certaines modifications dans la déclaration des revenus de 2025. Parmi elles, des déductions possibles pour les personnes qui versent une pension alimentaire à un enfant majeur ou à un ascendant.

Contrairement aux idées reçues, un parent peut parfaitement continuer à verser une pension alimentaire à un enfant, même après sa majorité. Dans un guide publié récemment sur le site du service public, on apprend que cela est fréquent lorsque ce dernier poursuit des études et qu’il doit composer avec un budget limité. Mais cela peut également se produire si l’enfant éprouve des difficultés à trouver un emploi et subsiste grâce aux allocations chômage ou au RSA (revenu de solidarité active). Une situation malheureusement de plus en plus fréquente pour la tranche d’âge 18-29 ans, confrontée à une hausse du taux de surendettement selon une récente étude menée par la Banque de France.

Quoi qu’il en soit, pour continuer à lui verser une pension alimentaire, le guide publié par le service public rappelle que celui-ci doit :

  • ne plus être rattaché fiscalement au foyer fiscal du parent pour l’impôt sur le revenu ;
  • justifier de revenus insuffisants.

Concernant la déduction fiscale possible, celle-ci diffère selon que l’enfant habite ou non chez son parent. Si c’est le cas, alors le service public mentionne que « le montant forfaitaire de la déduction est de 4 039 € par enfant » et que celui-ci peut atteindre 8 079 € si ce dernier est pacsé ou marié.

À l’inverse, dans le cas où l’enfant n’habite plus chez son parent, alors plusieurs options sont possibles, à savoir une déduction de :

  • 6 855 € s’il est célibataire ou pacsé/marié et que les beaux-parents contribuent à l’entretiend u couple ;
  • 13 710 € s’il est chargé de famille ou pacsé/marié mais que les beaux-parents ne contribuent pas à l’entretien du couple.

On a souvent tendance à penser que le versement de pensions alimentaires est réservé aux enfants. Pourtant, il est tout à fait possible de subvenir aux besoins d’un ascendant (parent, grand-parent ou beau-parent) en difficulté financière. Le site du service-public rappelle que cette situation est envisageable si la pension :

  • « est destinée à un ascendant dans le besoin au titre de l’obligation alimentaire » ;
  • « couvre les besoins essentiels de votre parent (nourriture, logement, santé...) » ;
  • « est proportionnée par rapport à vos ressources ».

Dans le cas de figure où vous n'hébergez pas la personne à votre domicile, alors le montant de la déduction n’est pas plafonné. Autrement dit, la somme totale versée à l’ascendant sera déduite des revenus par les services fiscaux, à condition bien sûr de pouvoir le justifier.

Si vous hébergez la personne chez vous, alors le montant forfaitaire est limité à 4 039 € pour une personne seule. À noter que si cette dernière a plus de 75 ans, alors il faut veiller à ce que ses conditions de ressources ne dépassent pas 12 411,44 €. Ce plafond évolue à 19 268,80 € pour des ascendants pacsés ou mariés.

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