Hausse des prix du carburant : quelles perspectives face à la crise ?
Inflation, tensions croissantes… La situation actuelle pèse sur le moral de nombreux ménages, qui craignent de voir le conflit au Moyen-Orient perdurer et continuer à se répercuter sur les prix à la pompe.
La barre symbolique du litre à 2 euros
Cela fait maintenant plusieurs semaines que les prix du carburant augmentent progressivement. Un contexte de tension économique qui perdure et touche de plein fouet des millions de consommateurs. En mars, le prix pour un litre de gazole a dépassé la barre symbolique des 2 euros, comme le rappelle Le Parisien.
De leur côté, le SP95 et le SP98 frôlent également dangereusement avec ce cap symbolique. Toujours selon Le Parisien, leur prix au litre était encore respectivement de 1,91 et 1,99 euro mi-mars.
Face à ce contexte tendu, le gouvernement n’a pas manqué de réagir. Interrogé sur la chaîne CNBC Europe et relayé par Le Parisien, Roland Lescure, ministre de l’Économie a souhaité tempérer, notamment autour de l’hypothèse d’une pénurie : « Nous ne manquons pas de pétrole en Europe. Il n’y a pas de manque de pétrole en Amérique du Nord. Mais la pression que cela a imposée a amené le pétrole aux environs de 100 dollars le baril »
Les stations rurales à la peine
Pour les consommateurs, la situation est particulièrement préoccupante dans les territoires ruraux où les gérants subissent de plein fouet l’inflation. Interrogé au micro de RMC Story, Francis Pousse, président des stations-services et énergies nouvelles chez Mobilians accuse le coup : « Les consommateurs sont très inquiets et on voit la baisse de volume dans les stations rurales qui n'ont pas les moyens de se placer en termes de prix par rapport aux autres ».
Une situation de plus en plus stressante pour de nombreux ménages qui éprouvent déjà des difficultés, et dont le budget, contraint par des dépenses incompressibles comme le carburant, peuvent dans les cas les plus graves mener vers le surendettement.


