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Comment financer un bien immobilier à l’étranger ?

Posté le 27 avril 2020 à 10:30
Comment financer un bien immobilier à l’étranger ?

Que ce soit pour faire un investissement, pour profiter d’une résidence secondaire afin d’y passer les vacances ou simplement pour se préparer une retraite au soleil, de plus en plus de particuliers souhaitent acquérir un logement hors de l’Hexagone. Evidemment se pose la question du financement car pas tout le monde n’est en mesure de payer cet achat comptant. Dans cet article nous allons vous expliquer comment acheter un bien immobilier à l’étranger et quelles sont les particularités et les conditions d’une telle démarche. Pour décrocher la meilleure offre en tant que résident français, il y a certaines règles à respecter dont nous vous parlons également ici.

Acquérir sa villa en Espagne, s’installer dans un autre pays de la communauté européenne ou acheter un appartement en Italie représentent des projets dont sont friands de nombreux Français. Lorsque le bien immobilier convoité se situe à l’étranger, et idem lorsque celui-ci se trouve à l’intérieur des frontières du sol français, les établissements financiers vont être attentifs aux revenus du futur emprunteur. Le deuxième critère important va être la garantie que celui-ci va apporter pour sécuriser le financement de l’acquisition du bien immobilier. Il est important de savoir par exemple qu’il n’est pas possible de mettre une hypothèque sur un appartement ou une maison qui se trouvent en dehors de France. Quoiqu’il en soit, pour obtenir un prêt d’un organisme prêteur français, il faudra présenter des garanties solides car les banques sont plutôt réticentes à donner un accord de financement.

Il existe plusieurs raisons à la prudence des banques quant à l’acquisition d’un bien immobilier à l’étranger. Par manque de connaissance du pays où va se faire l’acquisition, mais aussi parce que chaque pays détient ses particularités bancaires et son système financier dans de nombreux cas, la banque française refuse d’accorder un prêt immobilier. Evidemment cela va également dépendre de la destination, mais si le pays est réputé pour le blanchiment d’argent par exemple, la banque aura un très bon motif de refus. D’un autre côté, les banques n’ont pas toujours une filiale dans le pays souhaité, ce qui est un frein supplémentaire. Le décalage horaire est également un argument contre une acquisition à l’étranger car il sera très difficile d’établir une communication entre la banque et l’acheteur. A noter que les banques n’ont aucune possibilité de saisir un bien à l’étranger.

Plusieurs solutions pour apporter une garantie à l’organisme prêteur s’offrent cependant au futur propriétaire français d’un bien à l’étranger :

  • L’hypothèque sur une propriété qui se trouve sur le territoire français. Ainsi, la banque sécurise le financement puisqu’en cas de défaut de paiement, elle a la possibilité de saisir le bien immobilier. Il s’agit donc pour l’emprunteur de souscrire à un prêt hypothécaire, mais cette option est réservée aux détenteurs d’un patrimoine immobilier. Par ailleurs certaines banques ne l’acceptent que si le bien est entièrement payé. Le montant prêté se situe en moyenne entre 60 et 70% de la valeur du bien hypothéqué, avec un taux d’intérêt légèrement plus élevé (environ 0,5 point) qu’un prêt immobilier accordé pour un bien en France en s’appuyant sur une prise de garantie dite déplacée.
  • Le nantissement sur des valeurs mobilières ce qui signifie que la garantie sera l’épargne personnelle de l’emprunteur qui sera nantie. Le montant prêté sera proportionnel au montant des actifs nantis. Concrètement la banque va bloquer toutes les économies de l’emprunteur durant la durée de remboursement du prêt immobilier ne lèvera le nantissement que lorsque le prêt sera remboursé dans son intégralité. Le plus souvent il s’agit d’une assurance vie ou de parts dans une société ou encore des actions. La banque peut accepter de financer le projet à hauteur de 50 à 100% de l’épargne disponible, selon le risque présumé du placement. L’avantage est que l’épargne n’est pas déplacée et continue son rendement, tandis que l’emprunteur évite de souscrire à une assurance de prêt.
  • La caution bancaire sur des liquidités placées, qui est une garantie de blocage des fonds empruntés par la banque. Cette somme d’argent bloquée sur le compte en banque de l’emprunteur ne sera restituée qu’une fois le prêt immobilier soldé. Les contrats de ce type de garantie comportent des variations selon les établissements financiers mais aussi selon le profil de l’emprunteur (âge, montant des mensualités, montant de l’emprunt).
  • Le prêt personnel, qui est un crédit à la consommation non affecté. Cela signifie que contrairement à un crédit auto ou travaux, l’emprunteur n’a pas besoin de justifier l’utilisation de l’argent emprunté. Il sera cependant tributaire de certaines conditions spécifiques car l’organisme prêteur n’a pas de garantie quant à l’usage des fonds. Ainsi la somme prêtée est de 70.000 euros en moyenne sur une période de 5 ans. Elle pourra servir d’apport pour financer le bien immobilier à l’étranger.

Pour obtenir le financement d’un bien immobilier dans le pays où il est localisé, les banques de l’étranger demandent en principe un apport personnel allant en moyenne de 30 à 50% de la somme empruntée. Elles ne vont pas forcément se concentrer sur l’étude de vos revenus, mais plutôt se reposer sur leur connaissance du marché immobilier local. La garantie sur prêt que les établissements financiers vont donc demander c’est un apport conséquent, qui représente finalement une bonne partie du crédit consenti. Une deuxième exigence est l’ouverture d’un compte bancaire dans le pays, afin de pourvoir d’un côté déposer des fonds, de l’autre y percevoir des revenus locatifs si tel est le projet de l’acquisition.

Il y a donc de nombreux inconvénients à faire un crédit immobilier hors de France, notamment avec une ouverture de compte bancaire qui implique des contraintes juridiques et fiscales. Il sera également nécessaire de faire traduire des documents afin de pouvoir constituer le dossier du crédit immobilier. Ces traductions représentent bien entendu des frais supplémentaires. De nombreuses banques locales refusent le crédit immobilier à des étrangers non-résidents par peur de ne pas établir une communication facile, d’autant plus qu’un dossier qui doit se gérer à distance est toujours un problème. Un autre inconvénient est que les taux d’intérêt à l’étranger ne sont pas les mêmes qu’en France, avec selon le pays une préférence pour le taux variable, ce qui est un risque important pour l’emprunteur dû à sa fluctuation.

Il faudra donc être particulièrement vigilant et prendre connaissance de la législation du pays dans lequel l’emprunt est réalisé car il se peut qu’elle ne protège pas autant le consommateur qu’en France. La durée des crédits immobiliers octroyés par les banques locales est plutôt courte et ne dépasse pas les 10 ans en général. Attention aussi aux conditions d’assurance du crédit peuvent variées selon le pays et être plus ou moins avantageuses. Il est très important de comparer et analyser toutes ses contraintes avant de faire son choix de financement un projet d’achat d’un bien à l’étranger reste complexe. Le statut de résident ou de non-résident dans le pays est également un critère qui va déterminer les conditions d’octroi d’un crédit immobilier.  

En résumé, il est fortement recommandé de se tourner vers un spécialiste dans ce type de financement en France. Partners Finances est un acteur expert du crédit immobilier à l’étranger.  Il saura vous accompagner et vous conseiller en véritable professionnel.

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