Compte à rebours pour les PEL : ils seront clôturés en mars prochain !
L'horloge tourne pour les détenteurs d’un Plan Épargne Logement (PEL) qui ont souscrit en mars 2011. La loi a mis fin à ce contrat infini en y intégrant une durée limitée de 15 ans. Près de 32 millions de contractants vont voir leur compte se fermer progressivement dans les prochaines années. Alors une seule question se pose : où va ensuite l'épargne ?
Une fermeture automatique
Créé en 1969, le PEL permet aux personnes d'épargner dans le but d'acheter un bien immobilier avec des taux souvent avantageux, selon l'époque. Par exemple, ils étaient fixés à 4,75 % en 1985 ou 3,27 % en l’an 2000. Il était donc un appui important pour ceux qui souhaitaient contracter un crédit immobilier.
Auparavant, lorsque l’on ouvrait un PEL, on pouvait le garder à vie avec le même taux établi lors du contrat. Mais, depuis le 1er mars 2011, les choses ont changé : après 15 ans, le contrat se ferme automatiquement. Il est transformé en un livret d'épargne avec un taux de rendement fixé à 1,5 %.
Que faire ensuite ?
Plusieurs solutions s’offrent au particulier à la fermeture du contrat. Ceux qui souhaitent rester prudents peuvent garder le livret A, mais les taux de rendement sont bas et, il est plafonné à 22 950 €.
Il est également possible d’ouvrir un nouveau PEL. Toutefois, les taux de rémunération ne sont plus aussi avantageux qu'autrefois et tournent autour des 1 % à 2,50 % même s'ils restent exonérés d'impôts. Sans oublier le fait que le compte ne doit pas être clôturé avant ses 4 ans sous peine d’être pénalisé, et qu’il est requis de déposer la somme de 540 euros par an.
Il existe aussi des assurances vie en fonds euros qui semblent être un choix judicieux. Elles permettent un abattement fiscal au bout de huit ans, et les taux sont plus intéressants.


