Immobilier neuf : plus de 21 mois sont désormais nécessaires pour écouler l’offre

Marie-Émilie BRIEZ
Publié le | 3 minutes

Par Marie-Émilie BRIEZ - Rédactrice web

Vérifié par Hugo BOUDJLAL - Rédacteur Web

immo-neufs-logements immo-neufs-logements - Illustration : Partners Finances

Les logements neufs mettent de plus en plus de temps à trouver preneur. Au deuxième trimestre 2026, le délai d’écoulement de l’offre dépasse les 20 mois, dans un marché où les réservations continuent de reculer.

Les promoteurs doivent patienter davantage avant d’écouler leurs programmes immobiliers. D’après les données de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), le délai d’écoulement de l’offre commerciale atteint 21,4 mois au deuxième trimestre 2026. Il s’agit du deuxième niveau le plus élevé enregistré depuis 2020, preuve du ralentissement de la commercialisation des programmes neufs.

Autre fait notable :  une partie des biens reste même disponible une fois les travaux terminés. D’après la FPI, les appartements achevés, mais pas encore réservés, représentent désormais un peu moins de 10 % de l’offre commerciale nationale, pour une valeur estimée à environ 1,8 milliard d’euros. Des taux immobiliers encore jugés élevés peuvent expliquer le désistement des acquéreurs, au même titre que des difficultés à obtenir l’accord de la banque pour la souscription d’un crédit immobilier, les prix dans le neuf étant plus élevés que dans l’ancien.

Au deuxième trimestre 2026, 19 356 logements neufs ont été réservés, soit 23,6 % de moins qu’un an auparavant. Les ventes aux particuliers résistent davantage, mais sont toujours orientées à la baisse. Les réservations au détail reculent de 11,3 % sur un an. Parmi elles, les achats destinés à l’accession à la propriété diminuent de 17,9 %, à 9 267 logements. Les ventes aux investisseurs progressent en revanche de 13,4 %, à 3 427 réservations, mais restent très inférieures aux niveaux observés quelques années plus tôt.

Dans un communiqué de presse partagé par la FPI, son président Pascal Boulanger ne cache pas son inquiétude. Selon lui, « le Gouvernement doit absolument renforcer le Statut du Bailleur Privé pour qu’il puisse réellement atteindre les objectifs fixés ensemble. Des objectifs dont nous sommes encore très loin ».

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