Immobilier : les moins de 40 ans désormais majoritaires parmi les acquéreurs
Contrairement aux idées reçues, l’accession à la propriété n’est pas fermée aux jeunes générations : à Paris, les moins de 40 ans sont désormais majoritaires parmi les acquéreurs, tout comme les primo-accédants, dans un contexte de baisse des prix immobiliers.
Les transactions immobilières en recul
Une étude de Century 21 montre que les prix et le volume des ventes évoluent différemment selon les territoires, notamment pour les logements anciens. Le nombre de transactions recule de 3,6 % pour les maisons et de 4,7 % pour les appartements. Les prix diminuent également de 5 % pour les maisons et de 0,5 % pour les appartements. En parallèle, les délais de vente s’allongent, pour atteindre 102 jours pour une maison et 99 jours pour un appartement.
À Paris, la tendance est différente : le volume des ventes d’appartements progresse de 3,5 %, tandis que le prix au mètre carré recule légèrement de 1,6 %, à 9 549 €. Le prix moyen d’un appartement reste élevé, à 458 796 €, et le délai de vente passe de 86 à 90 jours.
En Île-de-France, le recul des transactions est plus marqué : - 5,3 % pour les maisons et - 15,6 % pour les appartements. Les prix au mètre carré diminuent respectivement de 7,7 % et 4,3 %.
Les moins de 40 ans dominent le marché immobilier
D’après l’étude, à Paris, plus d’un acquéreur sur deux a désormais moins de 40 ans. Cette tranche d’âge représente 54,1 % des acheteurs en Île-de-France et 51,3 % à Paris, contre 44,4 % l’année dernière. Cette progression est notamment portée par les 30-40 ans, dont la part est passée de 29,1 % à 35,7 % en un an.
Cette forte présence des moins de 40 ans va de pair avec celle des primo-accédants, qui représentent désormais 51,6 % des acquéreurs et deviennent ainsi majoritaires sur le marché parisien.
Une récente étude du SDES avait pourtant montré qu'à âge comparable, les générations nées dans les années 1960 et 1970 sont moins souvent propriétaires que celles nées dans les années 1940 et 1950. La forte progression des prix immobiliers sur le long terme contribue notamment à expliquer ces écarts. La hausse des taux d’intérêt a rendu l’obtention d’un prêt immobilier plus difficile.
Pour Charles Marinakis, président de Century 21 France, ces nouvelles données montrent que « l'accession à la propriété redevient possible pour une partie des ménages qui avaient été exclus du marché ces dernières années ».





