Logement : la facture baisse en dix ans, mais pas pour tous les Français
Le logement pèse moins lourd dans le budget des ménages qu’il y a dix ans. Une bonne nouvelle qui cache pourtant de fortes disparités, notamment chez les ménages les plus modestes.
16,8 % des revenus partent dans le logement
Combien coûte réellement le logement aux Français ? Début 2024, les ménages y consacrent en moyenne 16,8 % de leurs revenus, une fois les aides au logement déduites, selon une nouvelle étude de l’Insee. C’était 18,3 % dix ans plus tôt. Loyer ou remboursement de prêt, énergie, charges, taxe foncière : tous les postes n’ont pas suivi la même trajectoire. Ainsi, en dix ans, la hausse atteint :
- 25 % pour les revenus ;
- 21 % pour les loyers ;
- 20 % pour les mensualités de remboursement ;
- 17 % pour les dépenses énergétiques, les charges et l’eau.
Mais ce qui a surtout changé la donne, c’est la suppression progressive de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Elle explique à elle seule 1,4 point des 1,9 point de baisse du taux d’effort brut entre 2014 et 2024. Dans le même temps, la taxe foncière a quant à elle bondi de 50 %.
Locataires ou propriétaires : qui paie le plus ?
Selon la situation, la facture n’est pas la même. Toujours selon l’Insee, en 2024, la part des revenus consacrée au logement atteint :
- 25,4 % pour les locataires du parc privé ;
- 24 % pour les locataires du parc social ;
- 23,3 % pour les propriétaires qui remboursent un crédit ;
- 7,4 % pour les propriétaires sans emprunt à rembourser.
Les propriétaires accédants consacrent à eux seuls 17,6 % de leurs revenus au remboursement de leur prêt immobilier. Leur taux d’effort a pourtant nettement reculé en dix ans : - 3,3 points. Dans le même temps, leurs mensualités moyennes ont progressé moins vite que leurs revenus, respectivement de 20 % et 34 %.
Le logement pèse davantage sur les ménages modestes
Pour les ménages les moins aisés, le constat est différent. Le quart des Français les plus modestes consacre désormais 32,1 % de ses revenus au logement, aides déduites. C’est 1,1 point de plus qu’en 2014. Et certains budgets sont particulièrement serrés : 22 % des locataires du privé consacrent plus de 40 % de leurs revenus à leur logement. Cette proportion atteint 18 % dans le parc social et 11 % chez les propriétaires qui remboursent encore leur prêt.





