Île-de-France : les étudiants contraints de s’éloigner toujours plus de Paris pour trouver un logement ?

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immo-idf-etudiant immo-idf-etudiant - Illustration : Partners Finances

Entre le coût élevé au mètre carré, la tension locative exacerbée et le manque cruel de petits logements, les étudiants du bassin parisien rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger, selon une étude de l’Observatoire PAP.

Plusieurs études s’accordent sur ce fait : le coût de la vie étudiante a fortement augmenté au cours de ces dernières années. Dans sa dernière enquête portant sur l’évolution budgétaire en 2026, l’Unef (Union nationale des étudiants de France) souligne que le coût de la vie moyen a augmenté de 1,66 % en 2026 (+ 35,84 % depuis 2017). Outre les frais de scolarité, les transports et l’alimentation, c’est aussi et surtout le logement qui concentre une part importante des dépenses étudiantes. Toujours selon l’étude de l’Unef, on apprend que :

  • le coût des loyers en logement privé au augmenté de + 2,87 % en 2026 ;
  • celui des loyers du Crous enregistre une hausse de + 1,04 % ;
  • le loyer moyen dans le secteur privé est estimé à 627 € ;
  • le loyer moyen pour une chambre Crous se situe aux alentours de 426 €.

Un coût difficilement tenable pour des étudiants dont le budget mensuel moyen est généralement compris entre 900 et 1 200 € selon les aides et le soutien dont ils disposent. D’autant plus pour ceux qui poursuivent leurs études dans le bassin parisien, où le loyer moyen dans le privé est établi aux environs de 857 €, selon l’Unef.

Dans une publication récente, l’Observatoire PAP dresse un constat limpide : les étudiants sont contraints de revoir fortement leurs exigences à la baisse pour espérer trouver un logement. À Paris, le site spécialisé dans l’immobilier recense une moyenne impressionnante de 727 contacts par annonce. Il fait même état d’une offre ayant reçu plus de 1 600 contacts en l’espace d’une semaine pour un studio du 20e arrondissement.

Face à cette ultra-concurrence et à des prix particulièrement élevés (environ 770 € mensuel pour un studio de 16m²), une majorité d’étudiants font le choix de s’exiler en Petite-Couronne, où la pression immobilière est plus soutenable. Toujours selon l’Observatoire PAP, les villes les plus plébiscitées seraient Boulogne-Billancourt, Ivry-sur-Seine, Colombes, Nanterres et Asnières-sur-Seine. Bien qu’encore très élevés par rapport à la moyenne nationale, les loyers y sont globalement plus attractifs (environ 750 € par mois pour un T1 de 20 m² et 990 € pour un T2 de 35 m²).

Pour les ménages qui disposent d’une capacité d’emprunt suffisante, faire l’acquisition d’un studio étudiant en périphérie parisienne dans le cadre d’un projet d’investissement locatif peut donc s’avérer judicieux, compte tenu de la forte demande. Dans un récent communiqué de presse, la Chambre des notaires de Paris rappelle qu’il faut débourser en moyenne 4 910 €/m² pour l’achat d’un appartement en Petite-Couronne, contre 3 200 €/m² en Grande-Couronne.

Entre le manque de logement sur le marché, l’accroissement de la concurrence et la hausse des prix de l’immobilier, les étudiants vivent très péniblement la recherche de leur futur chez eux. Selon une étude PAP, 93 % d’entre eux déclarent rencontrer des difficultés à trouver un logement et 71 % avouent ressentir de l’angoisse et du mal-être. En désespoir de cause, beaucoup acceptent de candidater pour des studios loin de leurs attentes. PAP mentionne par exemple plusieurs centaines de contact pour des « bouilloires thermiques », ces appartements situés sous les toits et particulièrement exposés lors des périodes de fortes chaleurs, la température pouvant grimper jusqu’à 35°.

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