DPE : 300 000 logements vont sortir du statut de passoire énergétique sans travaux en 2027
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) va évoluer ! En effet, dès le 1er janvier prochain, une baisse du coefficient d’énergie de l’électricité sera mise en place et permettra à de nombreux logements d’améliorer leur étiquette énergétique d’une classe, voire de deux dans certains cas.
Le coefficient de conversion d’énergie de l’électricité va diminuer
Dès le 1er janvier 2027, la valeur du facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité passera à 1,7 contre 1,9 depuis le début de l’année, d’après le site du service public. Cette révision devrait réduire de 10,5 % la consommation d’énergie primaire pour les logements chauffés à l’électricité. Ce coefficient était déjà passé de 2,58 à 2,3 en 2021.
Les propriétaires n’auront pas besoin de réaliser un nouveau DPE complet : une attestation officielle certifiant la nouvelle étiquette en prenant en compte les nouvelles méthodes de calcul sera téléchargeable sur le site DPE-Audit de l’ADEME. Il est dès à présent possible d’estimer l’impact de la réforme sur votre bien grâce au simulateur gratuit « Actualise ton DPE ».
Selon Franceinfo, cette mesure devrait permettre à 300 000 résidences principales et 125 000 logements du parc locatif de sortir du statut de passoire énergétique. C’est une bonne nouvelle pour les propriétaires qui obtiendraient une meilleure note à leur DPE. En effet, depuis janvier 2025, il est interdit de louer un logement classé G. Ce sera également le cas des biens notés F à partir de 2028.
Cette mesure va permettre aux bailleurs de remettre leur bien sur le marché locatif sans avoir à réaliser des travaux de rénovation parfois difficile à financer, notamment pour ceux qui seraient engagés dans le remboursement d’un crédit immobilier.
Cette mesure ne fait pas l’unanimité
Bien que certains se réjouissent de la mise en place de cette mesure, d’autres, comme le collectif Rénovons dénonce un « tour de passe-passe, une manière de réduire artificiellement le nombre de logements mal notés, sans pousser les propriétaires à faire des travaux », rapporte Franceinfo.
Comme l’explique Que Choisir Ensemble, les bailleurs vont pouvoir souffler, mais c’est une moins bonne nouvelle pour les locataires dont le changement d’étiquette ne réduira ni leur consommation, ni leur facture.
De plus, les nombreux changements réguliers de la notation du DPE impactent sa crédibilité « On pouvait comprendre le passage au coefficient 1,9, calculé au niveau européen et déjà très incitatif à l’installation de pompes à chaleur. Mais trop de changements perturbent les clients et nuisent à la crédibilité du DPE », déplore Olivier Héaulme, président du syndicat de diagnostiqueurs immobiliers Sidiane, auprès du journal Le Monde.





