Nos solutions
Financement immobilier

Canicule : la résidence secondaire s’impose comme nouveau refuge climatique

Lynda GUILLEMAUD
Publié le | 4 minutes

Écrit par Lynda GUILLEMAUD - Rédactrice web

Vérifié par Luigi DELMET - Chef de projet éditorial

Canicule : la résidence secondaire s’impose comme nouveau refuge climatique Canicule : la résidence secondaire s’impose comme nouveau refuge climatique - Illustration : Partners Finances

Selon une étude de Leboncoin publiée il y a quelques jours, plus d’un tiers des Français envisage une résidence secondaire dans une région plus fraîche pour faire face aux canicules à répétition. 39 % citent la contrainte financière comme frein, créant une véritable fracture immobilière climatique.

Selon l’étude, 81 % des Français déclarent ressentir un inconfort lié aux fortes chaleurs dans leur logement et plus d’un tiers intègrent désormais le climat dans leurs réflexions résidentielles. Plutôt qu’un déménagement définitif, une partie des Français envisage une solution intermédiaire : 33 % pensent à une résidence secondaire dans une région plus fraîche si les canicules devenaient plus fréquentes, dont 7 % qui l’envisagent déjà sérieusement.

Nicolas Garcia Benitez, directeur du marché immobilier de la plateforme, précise que la résidence secondaire apparaît comme une solution d’adaptation plus réaliste qu’un déménagement définitif pour une partie des ménages. La logique n’est donc pas celle d’un exode climatique massif, mais l’apparition d’un critère climatique dans les projets résidentiels, au même titre que le budget ou l’emploi.

Le frein principal à ce type de projet n’est pas le désir, mais les moyens de le concrétiser. Parmi les freins cités par les prétendants au départ, 39 % évoquent des contraintes financières. Un chiffre en hausse de sept points par rapport à l’édition 2025 de l’étude, devant :

  • l’attachement à la région (43 %),
  • le maintien de l’emploi (45 %)
  • et la proximité familiale (51 %).

Cette progression traduit une prise de conscience grandissante : les territoires perçus comme climatiquement plus favorables sont aussi considérés comme financièrement moins accessibles.

Les régions les plus exposées à la chaleur sont logiquement celles où le désir de départ est le plus fort, avec 18 % de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, loin devant l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre-Val de Loire à 8 % chacune. Lorsqu’ils imaginent un lieu de vie plus agréable face à la chaleur, 42 % des répondants citent le littoral tempéré, plaçant la Bretagne, la Normandie et la façade atlantique parmi les grands bénéficiaires potentiels de cette nouvelle géographie, devant la montagne (27 %) et le nord de la France (18 %).

Les ménages qui souhaitent concrétiser ce projet de résidence secondaire « climatique » doivent avant tout se pencher sur leurs possibilités de financement. Un second crédit immobilier implique en effet d’évaluer précisément la capacité d’emprunt globale du foyer, en tenant compte du prêt principal déjà en cours le cas échéant.

Comparer les offres de financement et intégrer les spécificités fiscales d’une résidence secondaire, distinctes de celle d’une résidence principale, permet d’éviter que ce projet d’adaptation climatique ne se transforme en charge financière mal anticipée.

Lancer ma simulation