Prix de l’immobilier à Paris : zoom sur les arrondissements les plus chers en 2026
Le marché parisien reste hétérogène : pendant que certains arrondissements du centre historique poursuivent leur correction, plusieurs secteurs du nord-est et de la rive gauche enregistrent des hausses notables depuis six mois.
7e, 18e et 11e : les arrondissements qui progressent le plus
Selon l’Observatoire PAP de juin 2026, le prix moyen des appartements à Paris s’établit à 9 699 €/m², avec des évolutions très contrastées selon les arrondissements. Le 7e affiche la plus forte progression semestrielle (+1,3 %) pour un prix moyen de 14 117 €/m², porté par une demande internationale soutenue et la rareté de l’offre dans les quartiers Saint-Thomas-d’Aquin et Gros-Caillou.
Le 18e arrondissement enregistre la même progression, avec un prix moyen de 8 817 €/m², dans un mouvement de rattrapage après deux ans de correction. Les quartiers Montmartre et Grandes-Carrières portent principalement ce rebond.
De leur côté, le 9e (10 765 €/m²), le 11e (9 938 €/m²) et le 12e (8 990 €/m²) voient leurs prix augmenter de +0,9 % et complètent le palmarès des arrondissements les plus dynamiques.
À l’opposé, le 1er arrondissement (-1,6 % à 12 192 €/m²) et le 6e (-1,3 % à 14 230 €/m²) subissent les corrections les plus marquées.
Enfin, on peut souligner que le 11e arrondissement affiche le délai de vente le plus court de Paris, à savoir 48 jours en moyenne.
Une reprise confirmée par les notaires, mais encore fragile
Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de reprise progressive du marché parisien. Au premier trimestre 2026, les appartements anciens se vendent à 9 600 €/m² selon les Notaires du Grand Paris, avec une progression de +1,5 % sur un an, anticipée par les avant-contrats pour le deuxième trimestre. Cette dynamique reste cependant contenue : en Île-de-France, 29 130 logements anciens ont été vendus au premier trimestre, soit un recul de 3 % sur un an. La reprise est donc fragile selon les notaires.
En outre, on peut noter que les écarts entre arrondissements sont confirmés par les observations notariales à long terme : trois arrondissements dépassent les 12 000 €/m² , tandis que seulement six sont sous la barre des 9 000 €/m². La capitale n’est donc pas un marché uniforme, mais une mosaïque de micro-marchés aux dynamiques propres. Les arrondissements populaires du nord-est (18e, 19e et 20e) bénéficient d’un effet de rattrapage qui attire primo-accédants et investisseurs en quête de surfaces accessibles. Les secteurs du centre historique et de la rive gauche marquent quant à eux le pas après des années de valorisation.
Un marché sélectif où la qualité du financement fait la différence
Paris reste le marché le plus exigeant de France, avec des prix qui, même après correction, dépassent largement la capacité d’emprunt médiane des ménages français. Dans les arrondissements qui progressent, les biens correctement valorisés partent rapidement, ce qui laisse peu de marge pour hésiter sur le financement. Préparer son dossier de crédit immobilier en amont, en comparant les offres disponibles ou en se faisant accompagner par un courtier, est souvent ce qui fait la différence entre un projet qui aboutit et un autre qui échoue faute de réactivité.





