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Quartiers prioritaires de la ville (QPV) : quelle est la région la plus exposée à la pauvreté ?

Jules STALIN
Publié le | 4 minutes

Écrit par Jules STALIN - Chef de projet éditorial

quelle region la plus exposee a la pauvrete quelle region la plus exposee a la pauvrete - Illustration : Partners Finances

Dans une récente étude partagée par l’Insee, on apprend que les habitants des QPV de la région Grand Est sont davantage concernés par la pauvreté que le reste de la France.

L’étude publiée par l’Insee nous apprend que le Grand Est compte en tout et pour tout 123 quartiers prioritaires de la ville, dans lesquels on dénombre 418 600 habitants. Ces QPV sont répartis dans 39 intercommunalités, sur un total de 149 pour l’ensemble de la région.

Il est à noter qu’il existe de fortes disparités au sein même du Grand Est. Pour preuve, l’Insee avance des écarts notables dans le taux de pauvreté des habitants selon les QPV. Si le quartier Walbaum de Reims affiche par exemple un taux de pauvreté de 28,4 %, le quartier Jules Guesde de Troyes fait état de 66,8 %, signe d’écarts significatifs d’une ville à une autre.

L’analyse de l’Insee souligne des disparités importantes entre les habitants des QPV du Grand Est et ceux des autres régions. Parmi les indicateurs les plus édifiants, on trouve le niveau de vie moyen annuel et le taux de pauvreté

 

Grand Est

France métropolitaine

Niveau de vie

15 280 €

16 100 €

Taux de pauvreté

49,2 %

44,3 %

 Pour expliquer ces différences notables, l’Insee avance notamment deux statistiques relatives au dynamisme économique local et à l’employabilité. Quand le taux de chômage des QPV des autres régions gravite autour de 25,7 %, celui du Grand Est atteint 31,6 %. Le constat est similaire au regard du taux d’emploi, à savoir 47,9 % contre 42,2 %.

Parmi les autres différences entre les habitants des QPV et du reste de la France, on peut noter : 

  • une plus forte proportion d’ouvriers (41 % contre 34 %) ;
  • un niveau de diplôme plus faible, notamment concernant le public féminin ;
  • une plus forte proportion de jeunes non scolarisés et sans emploi (29 % contre 26 %).

Par ailleurs, il est à souligner que ces difficultés sont parfois accrues par la composition familiale du foyer. Dans son étude, l’Insee pointe notamment le jeune âge des familles monoparentales. Elles sont 8 % à avoir moins de 30 ans et trois enfants à charge, contre 6 % pour le reste du territoire. De facto, le taux de pauvreté par foyer monoparental est assez nettement supérieur en Grand Est en comparaison avec les autres régions (47,4 % contre 38,8 %) et peut expliquer le nombre plutôt important de dossiers de surendettement déposés, notamment dans les départements des Vosges, de la Marne, de la Haute-Marne ou encore de la Meuse si l’on s’en réfère à des données partagées par la Banque de France.

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