Emploi : les grands enseignements de la dernière étude France Travail
France Travail a récemment publié une enquête mettant en avant les principales tendances en matière d’employabilité en 2026, basée sur plus de 400 000 réponses d’établissements de tous horizons.
Des besoins importants de recrutement
C’est l’un des principaux enseignements de l’enquête diligentée par France Travail. Si l’on y apprend que 2,2 millions de recrutements sont prévus en France en 2026 (dont environ ? dans des entreprises de moins de 50 salariés), force est de constater que certains secteurs vont se heurter à des difficultés importantes au moment d’embaucher de futurs salariés. Parmi les domaines concernés, on trouve :
- le bâtiment et les travaux publics (l’estimation parle d’environ 65 % de recrutements difficiles) ;
- la santé, le social et le service à la personne (54 %) ;
- le numérique (49 %) ;
- l’hôtellerie et la restauration (44 %).
Un constat plutôt paradoxal, quand on sait que ces secteurs figurent parmi ceux qui présentent le plus de besoins en matière d’effectifs. En effet, selon l’étude de France Travail, le classement des recrutements les plus importants concerne avant tout :
- la santé, le social et les services à la personne (322 000 recrutements prévus) ;
- l’hôtellerie et la restauration (319 000) ;
- le commerce et la distribution (264 000) ;
- l’industrie (211 000) ;
- l’agriculture (193 000) ;
- le bâtiment et les travaux publics (143 000).
Des difficultés liées au contexte économique et à l’incertitude en l’avenir
Interrogé au micro de Franceinfo, Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail souligne « une période où la confiance et la visibilité dans l'avenir n'est pas toujours simple pour que les chefs d'entreprise puissent se projeter ». Un climat hésitant, qui peut expliquer la chute de 6,5 % par rapport à l’année 2025 en matière de recrutements prévus (2 275 000 contre 2 433 000).
Cela se traduit assez nettement au regard des intentions d’embauche secteur par secteur. En dehors de la santé et de l’action sociale (+ 0,8 %), la totalité des domaines d’activité affichent des perspectives à la baisse :
- construction : - 16,4 % ;
- services aux entreprises : - 10,1 % ;
- commerce : - 8,5 % ;
- agriculture : - 4,4 % ;
- services aux particuliers : - 3,6 % ;
- industrie : - 2,4 %.
Un constat peu engageant pour les quelque 5 728 000 demandeurs d’emploi (1er trimestre 2026), dont certains éprouvent des difficultés croissantes dans la gestion d’un budget grevé de revenus stables, conduisant parfois jusqu’à la spirale du surendettement.





