Prix immobilier : pourquoi Paris remonte alors que le reste de la France stagne ?
En ce printemps de l'immobilier, le marché francilien confirme sa phase de stabilisation et de réajustement, bien que le marché national ne connaisse pas une dynamique d'évolution commune. C'est ce que révèle le baromètre national des prix de l'immobilier SeLoger – Meilleurs Agents de mai 2026 : tandis que l'indice des prix immobiliers recule de −0,4 % au niveau national depuis le début de l'année, la capitale connaît, elle, une progression de +0,3 % sur la même période. Une disparité qui s'explique en prenant un peu de recul.
Paris : un rebond mécanique après deux ans de baisse
Comme annoncé ci-dessus, Paris affiche une hausse de +0,3 % depuis janvier 2026, mais surtout de +2,0 % depuis le mois de mars 2024. Si Paris connaît une progression de ses prix, à l’inverse de la tendance nationale, c’est surtout parce qu’elle a le plus souffert précédemment. SeLoger rapporte que l’IPI de celle-ci avait baissé de plus de 11 % entre juillet 2022 et mars 2024. Il s’agit donc d’un ajustement mécanique et naturel.
Pour ce qui est du prix moyen au m² sur la capitale, il se situe actuellement à 9 692 €/m². Bien que la dynamique soit à la hausse, le réajustement se fait moins fort que l’année dernière, où pour la même période, Paris avait connu une évolution de 0,8 %.
Petite et grande couronne : un réajustement qui se prolonge
Dans le même temps, la petite et grande couronne connaissent respectivement une baisse de leur indices de prix immobiliers de -0,5 % et -0,4 % depuis le début de l’année. Sur un an, la chute est encore plus forte : 0,7 % pour la première, et -1,3 % sur la seconde.
À l’instar de Paris, ces chiffres sont à replacer dans un contexte plus long. En effet, entre juillet 2022 et mars 2024, ces territoires ont connu une baisse de -10,2 % et -8,3 %. Ils finissent donc aussi leurs réajustements.
SeLoger rappelle aussi que les acquéreurs dans les grande et petite couronnes sont également plus dépendants des crédits immobiliers, ce qui les rend plus sensibles un environnement de taux immobiliers élevés. Une situation qui peut fragiliser certains ménages déjà engagés dans un financement : dans ce cas, le rachat de crédit peut constituer une solution pour alléger les mensualités et retrouver une capacité d'emprunt, bien qu’en augmentant le coût total du crédit.
En effet, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient sont venues chambouler les prévisions d’évolution des taux immobiliers. Ceux-ci ont connu une hausse de plus de 16 points de base entre mars et avril 2026, pour atteindre 3,55 % sur 25 ans, selon les données de SeLoger.





