Vacances d’été 2026 : les Français veulent partir, mais pas à n’importe quel prix
Malgré un contexte économique tendu, les vacances restent une parenthèse essentielle pour les Français. Comme le révèle une étude Ifop réalisée pour Alliance France Tourisme en 2026, les habitudes évoluent.
Des départs moins nombreux
Cette année, malgré une envie de vacances toujours forte, tous les ménages ne peuvent pas suivre. L’étude montre que 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine durant l’été 2026, contre 77 % en 2025.
Autre signal révélateur : seuls 37 % se disent certains de partir. Les tensions géopolitiques, la hausse durable des prix et l’augmentation du coût des transports, notamment aériens, poussent de nombreux ménages à revoir leurs projets.
À noter que les écarts restent particulièrement marqués selon les niveaux de revenus. Les ménages les plus aisés continuent majoritairement de partir, tandis que les foyers modestes réduisent davantage leurs dépenses ou renoncent parfois aux vacances.
Des vacances sous contrainte budgétaire
Le budget consacré aux vacances diminue cette année. Selon l’étude, les Français prévoient en moyenne 1 530 euros pour leurs congés d’été, soit environ 150 euros de moins qu’en 2025. Face à cette pression financière, les stratégies d’adaptation se multiplient :
- séjours plus courts ;
- destinations plus proches ;
- réduction des dépenses sur place (restaurants ou activités) ;
- hébergements et transports moins coûteux.
Autre enseignement marquant : les vacances reposent désormais principalement sur l’épargne personnelle. Plus de huit Français sur dix financent leurs congés grâce à leurs économies, tandis que le recours au crédit ou aux aides reste très marginal, dans un contexte de hausse des cas de surendettement dans le pays.
La France reste la destination favorite
Cette année encore, la proximité rassure. La France s’impose largement comme la destination privilégiée des vacanciers. Plus de sept Français sur dix comptent rester dans l’Hexagone (71 %), loin devant l’Europe (23 %) ou les destinations lointaines (9 %). Le choix du transport illustre aussi cette évolution :
- 68 % des vacanciers indiquent utiliser en priorité leur véhicule personnel ;
- 24 % l’avion ;
- 18 % le train.
Côté hébergement, les locations saisonnières restent les plus recherchées. Mais les solutions plus économiques progressent aussi, comme les séjours chez des proches, en résidence secondaire ou encore le camping.





