Logement étudiant : jusqu’à 50 candidats pour un seul studio
À l’approche de la rentrée universitaire, la recherche d’un logement se complique dans plusieurs grandes métropoles.
Des studios pris d’assaut dans les grandes villes
Trouver un studio avant la rentrée peut vite tourner au casse-tête. Une enquête menée par ERA Immobilier et relayée notamment par les Échos et le Journal de l’Agence confirme les fortes tensions sur le marché du logement étudiant. Dans les villes les plus recherchées, un studio peut attirer jusqu’à 50 candidatures, notamment à Bordeaux et à Toulouse. À Strasbourg, une petite surface bien située peut recevoir une vingtaine de dossiers complets. Dans ces conditions, certains logements trouvent preneur en seulement quelques heures.
Ainsi, il n’est pas étonnant que les étudiants anticipent de plus en plus leurs recherches. Les premières demandes arrivent dès les résultats de Parcoursup en juin. À Nantes, les professionnels conseillent même de commencer à regarder dès avril ou mai. Cette pression intervient alors que le nombre d’étudiants continue d’augmenter. Selon les chiffres du ministère de l'Enseignement supérieur rappelés par le Journal de l’Agence, les universités françaises comptent :
- 1,67 million d'étudiants à la rentrée 2025-26, soit 2,6 % de plus en un an ;
- près de trois millions de jeunes au total suivent des études supérieures.
Jusqu’à 600 euros pour un studio de 20 m²
La pénurie de petites surfaces se répercute directement sur le budget des étudiants et de leurs familles. Pour un studio d’environ 20 m², ERA Immobilier relève un loyer moyen hors charges de :
- 470 € à Toulouse ;
- 600 € à Strasbourg ;
- 600 € à Nantes.
À Bordeaux, les budgets observés sont plus variables et peuvent aller de 500 à 1 000 euros selon les profils.
Pour les familles qui financent tout ou partie des études, le logement vient par ailleurs s’ajouter aux nombreuses dépenses du quotidien. Lorsque plusieurs mensualités de prêts pèsent déjà sur le budget, un rachat de crédits peut parfois être envisagé pour réduire le montant des échéances mensuelles. Cette opération entraîne toutefois un allongement de la durée de remboursement et une hausse du coût total du crédit.





