Hausse des prix du carburant : les automobilistes voient rouge
Face à l’enlisement du conflit iranien, les automobilistes français doivent composer avec un budget de plus en plus tendu au quotidien. Beaucoup accusent le coup un peu plus de 6 mois après le début des hostilités et souffrent d’une situation qui semble cadenassée.
Une hausse des prix qui ne faiblit pas
Si l’on se base sur les chiffres mis à disposition par l’Insee, on peut remarquer une envolée nette des prix du pétrole à compter du mois de mars 2026 et du fameux blocage du détroit d'Ormuz. Évalué aux environs de 1,65 € en février, le litre de Supercarburant sans plomb 95-E10 a atteint un pic symbolique supérieur à 2 € en mai dernier, avant de stabiliser progressivement autour de 1,95 € ces derniers mois.
Il faut remonter au début du conflit ukrainien pour trouver des chiffres similaires, où le prix du SP 95-E10 avait alors atteint 2,08 €/L en juin 2022.
Les automobilistes perdent patience
Dans un reportage diffusé au JT de France 2 vendredi 4 septembre dernier qui prend place au milieu d’une station service, les automobilistes interrogés ne peuvent que déplorer le maintien de prix anormalement élevés. Il faut dire que dans la station en question, les prix se montrent particulièrement hauts, affichés à 2,35 €/L pour le gazole et 2,18 €/L pour de l’essence E-10 : « On est un peu coincé. Avec les prix, c'est sûr que ça devient un peu dur au quotidien de gérer tout ça ».
Certains doivent même revoir leurs habitudes du quotidien et trouver des solutions alternatives pour ne pas empiéter sur leur budget : « Ça commence à être très cher, surtout que je travaille à peu près à 100 kilomètres d'ici, avec des allers-retours tous les deux jours. Donc maintenant, je me sacrifie, je ne rentre plus tous les jours chez moi ».
L’État maintient ses aides
Pour soutenir les Français dans cette crise, l’État a récemment annoncé un nouveau prolongement de son dispositif « grands rouleurs ». Cette aide - sous conditions de ressources - d’un montant de 100 € d’adresse aux personnes devant parcourir des distances importantes dans le cadre de leur travail. Néanmoins, elle n’est pas toujours suffisante pour soutenir les ménages au budget les plus modestes. À noter que face à une pression budgétaire trop forte, des solutions comme le rachat de crédits peuvent être envisagées. Celle-ci vise à regrouper tout ou partie des prêts en cours en un seul, avec pour objectif de faire baisser le montant de la mensualité à rembourser. En contrepartie, la durée et le coût total du prêt s’allongent.





