Énergie : la tarification en heures creuses élargie
Les heures creuses sont désormais accessibles à davantage de foyers depuis le 1?? août 2026, comme le rappelle QueChoisir. Mais pour que cette option permette réellement de réduire la facture d’électricité, il est nécessaire de changer les habitudes de consommation.
Les heures creuses s’ouvrent aux petits consommateurs
Depuis le 1?? août 2026, les clients résidentiels disposant d’une puissance de compteur de 3 kVA peuvent souscrire à l’option heures pleines/heures creuses (HP/HC). Jusqu’ici, celle-ci était accessible à partir d’une puissance de 6 kVA. Une évolution qui concerne plutôt les petits logements et les résidences secondaires, dont les besoins électriques sont limités, selon le site QueChoisir.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait prévu cette ouverture afin de permettre aux consommateurs concernés de bénéficier de leur capacité à décaler leur consommation.
Dans les faits, le principe reste inchangé : une journée compte 16 heures pleines et 8 heures creuses, comme le rappelle EDF sur son site. Durant ces dernières, le prix du kilowattheure est inférieur. Les plages horaires applicables dépendent toutefois du logement et évoluent progressivement, avec davantage d’heures creuses positionnées en journée.
Au moins 25 % de la consommation doit être décalée
Opter pour les heures creuses ne garantit pas automatiquement une baisse de la facture. Selon QueChoisir, au moins 25 % de la consommation électrique doit être déplacée sur les heures creuses pour que l’option devienne avantageuse.
Au tarif réglementé en vigueur depuis le 1?? août, l’organisme relève ainsi un prix du kilowattheure de 21,42 centimes en heures pleines, contre 15,89 centimes en heures creuses pour une puissance de 3 kVA. Le tarif de base s’établit, lui, à 20,01 centimes. Pour atteindre le seuil de 25 %, certains usages peuvent être décalés : chauffe-eau, lave-linge, sèche-linge ou encore recharge d’un véhicule électrique. L’intérêt de l’option dépend donc autant du tarif appliqué que de la capacité du foyer à modifier ses habitudes.
Une vigilance sur les dépenses d’énergie qui s’inscrit plus largement dans la gestion des charges mensuelles. Outre ces réductions, d’autres leviers sont envisageables pour réduire des charges trop importantes. Le rachat de crédits permet par exemple de regrouper tout ou partie des dettes en cours en une mensualité plus faible, permettant une meilleure gestion des dépenses mensuelles. En contrepartie, il faut composer avec un allongement de la durée du prêt, et donc, une augmentation de son coût global.





