Carburant à plus de 2 € : quels dispositifs limitent encore la facture ?

Marie-Émilie BRIEZ
Publié le | 3 minutes

Par Marie-Émilie BRIEZ - Rédactrice web

Vérifié par Hugo BOUDJLAL - Rédacteur Web

rac-carburant-prix rac-carburant-prix - Illustration : Partners Finances

Les prix à la pompe sont encore élevés en cette rentrée 2026. Face à ce contexte inflationniste, plusieurs dispositifs sont maintenus pour contenir la facture. C’est notamment le cas de la prolongation de l’aide destinée aux « grands rouleurs » et du plafonnement dans les stations TotalEnergies.

Le gouvernement a confirmé le 3 septembre que le guichet de l’aide destinée aux travailleurs « grands rouleurs » resterait ouvert jusqu’au 30 septembre 2026, alors qu’il devait initialement fermer fin août.

Cette indemnité forfaitaire s’élève à 100 €, un montant présenté par le ministère de l’Économie comme l’équivalent de 20 centimes par litre sur une consommation moyenne de 6 mois. Elle s’adresse, sous conditions de revenus, aux travailleurs contraints d’utiliser un véhicule personnel à des fins professionnelles (30 km aller-retour ou 8 000 km par an).

D’autres aides sectorielles sont également prolongées. Le gouvernement a notamment annoncé une reconduction jusqu’au 31 octobre pour certains dispositifs destinés aux professionnels particulièrement exposés à la hausse des carburants.

Du côté des distributeurs, TotalEnergies maintient son dispositif à en croire un article du Parisien. Son PDG Patrick Pouyanné a indiqué le 29 août que le plafonnement des carburants serait conservé tant que le conflit au Moyen-Orient perdurera. Dans les stations françaises du groupe, le litre d’essence reste ainsi plafonné à 1,99 €, contre 2,25 € pour le diesel. Selon Patrick Pouyanné, le coût du dispositif atteint désormais entre 250 et 300 millions d’euros pour l’entreprise.

Ces mesures interviennent alors que le carburant représente toujours une dépense importante pour les ménages dépendants de leur véhicule. Début août, le gazole atteignait par exemple 2,22 € le litre en moyenne, selon les données du ministère de la Transition écologique rapportées par Le Parisien.

Le maintien de ces aides publiques et du plafonnement permettent ainsi de soulager les ménages les plus fragiles, pour qui le contexte inflationniste actuel est synonyme de risque de surendettement.

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