IRL : les loyers pourront augmenter de 0,78 % au maximum
L’Insee a publié le 15 avril 2026 le nouvel indice de référence des loyers (IRL) qui s’établit à 146,60. La hausse, contenue à 0,78 %, reste bien en deçà des niveaux atteints en 2024. Elle s’applique aux révisions annuelles de logements et pourrait bien amener certains locataires à envisager d’accéder à la propriété.
Un indice en légère hausse qui confirme la tendance à la décélération
L’indice de référence des loyers (IRL) du 1er trimestre 2026 progresse de 0,78 % sur un an, une hausse qui confirme néanmoins une tendance à la décélération amorcée depuis deux ans. L’IRL affichait encore +3,26 % au 2e trimestre 2024.
L’IRL est calculé à partir de la moyenne de l’évolution des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers), sur les douze derniers mois. Sa baisse tendancielle reflète donc directement le recul de l’inflation générale en France. Lorsque le bail le prévoit, le loyer peut être révisé une fois par an à la date indiquée dans le contrat ou, à défaut, à sa date anniversaire. Les bailleurs peuvent ainsi augmenter leur loyer au maximum de 0,78 % en France métropolitaine pour les révisions intervenant ce trimestre.
Un mécanisme encadré qui s’applique à la majorité des locations
L’IRL sert de base pour réviser le loyer d’un logement loué vide ou meublé avec un bail d’habitation, dès lors qu’une clause du contrat prévoit cette révision annuelle. Concrètement, pour un loyer de 800 €, la révision maximale autorisée au 1er trimestre 2026 représente une hausse de 6,24 € par mois, soit 74,88 € sur l’année.
Attention toutefois, la valeur de l’IRL à retenir dépend du trimestre de référence inscrit dans le bail et non de la date de publication de l’indice. Le locataire comme le bailleur ont intérêt à vérifier cette information dans le contrat pour identifier le bon indice applicable.
Enfin, le bailleur dispose d’un délai d’un an pour appliquer la révision : passé ce délai, il ne peut plus y prétendre pour la période écoulée.
Une charge locative qui interroge sur l’opportunité d’acheter
Avec une hausse des loyers limitée à moins de 1 %, la pression locative immédiate reste modérée pour les locataires. Mais sur la durée, l’accumulation des révisions successives combinée à l’inflation sur les charges continue d’alourdir le budget logement.
Pour un ménage locataire qui s’interroge sur l’opportunité d’accéder à la propriété, comparer le coût d’un loyer révisable chaque année avec celui d’une mensualité de crédit immobilier fixe est un premier réflexe utile. Un simulateur de prêt immobilier permet dans ce cas d’estimer rapidement les conditions de financement selon votre profil et l’apport disponible.





