Salaires : des écarts de pouvoir d'achat selon les métiers
Le pouvoir d'achat des salaires n'a pas évolué de manière uniforme ces dernières années. Dans une étude publiée par l’Insee, l’édition 2026 intitulée « Emploi, chômage, revenus du travail » met en évidence de fortes disparités selon les professions. Si certains métiers ont bénéficié d'une progression de leur salaire réel, d'autres ont vu leur pouvoir d'achat reculer malgré les revalorisations salariales intervenues sur la période.
Les métiers de la santé et les salariés proches du Smic ont mieux résisté
Selon l'Insee, seules 121 des 343 professions et catégories socioprofessionnelles étudiées ont enregistré une hausse du pouvoir d'achat entre 2019 et 2024. Les professions de santé figurent parmi les principales bénéficiaires, avec une progression moyenne de 3,7 % en euros constants, portée notamment par les mesures du Ségur de la santé mises en œuvre après la crise sanitaire.
Les employés et les ouvriers ont également mieux résisté à la période inflationniste. Leur pouvoir d'achat est resté globalement stable (-0,3 %), grâce aux revalorisations successives du Smic intervenues entre 2021 et 2024. Les métiers comptant une forte proportion de salariés rémunérés autour du salaire minimum ont ainsi été davantage protégés contre la hausse des prix.
Les cadres ont davantage perdu en pouvoir d'achat
À l'inverse, les cadres et les professions intermédiaires hors santé ont enregistré un recul moyen de 2 % de leur pouvoir d'achat sur la période. L'inflation explique une partie de cette évolution, mais l'Insee souligne également l'effet de renouvellement des effectifs, appelé « effet de noria ». Les départs de salariés expérimentés, remplacés par des profils plus jeunes et moins rémunérés, ont mécaniquement fait baisser le salaire moyen de certaines professions. L'étude montre toutefois que cette évolution globale ne reflète pas toujours les trajectoires individuelles. En effet, les salariés restés dans la même profession entre 2019 et 2024 ont, dans la plupart des cas, vu leur salaire progresser en euros constants.
Pour les ménages davantage affectés par la hausse des prix et une baisse du pouvoir d'achat, certaines solutions peuvent permettre de rééquilibrer le budget, notamment le regroupement de crédits. Ce dernier permet de diminuer le montant des mensualités, sous réserve d'un allongement de la durée de remboursement et d'un coût total du crédit potentiellement plus élevé.





