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Financement immobilier

Immobilier ancien : un premier semestre 2026 marqué par un ralentissement progressif

Lynda GUILLEMAUD
Publié le | 5 minutes

Écrit par Lynda GUILLEMAUD - Rédactrice web

Vérifié par Hugo BOUDJLAL - Rédacteur Web

immo-ancien-century immo-ancien-century - Illustration : Partners Finances

Les prix immobiliers reculent de 0,7 % pour les maisons et de 0,5 % pour les appartements au premier semestre 2026, selon le réseau d’agences Century 21. Le marché reste globalement stable, bien que beaucoup moins fluide avec un ralentissement des transactions depuis le printemps.

Les prix moyens au mètre carré ont évolué de manière contenue au premier semestre 2026 si l’on en croit le réseau Century 21. Ils s’établissent à 2 492 €/m² pour les maisons (- 0,7 % par rapport au second semestre 2025) et à 4 155 €/m² pour les appartements (- 0,5 %). À Paris, où le marché ne comprend que des appartements, le prix moyen s’établit à 9 483 €/m², en recul de 0,4 % sur douze mois.

De leur côté, le réseau Laforêt observe pour sa part une baisse du prix au m² plus marquée de 1,8 % sur la même période, tandis que Foncia relève des valeurs globalement stables sur un an, selon un article publié sur le site batiweb.

Néanmoins, ces constats doivent être nuancés par les données des notaires et de l’Insee. En effet, ces derniers démontrent un marché de l’ancien encore en légère hausse au premier trimestre 2026, avec des prix en progression de 0,2 % sur trois mois en France hors Mayotte. Concrètement, la hausse est portée par l’Île-de-France alors que les prix restent stables en province.

Le volume de transactions présente une évolution contrastée selon les biens et les réseaux. Chez Century 21, le nombre de transactions recule de 1 % pour les maisons et progresse de 0,9 % pour les appartements par rapport à fin 2025. Le président du réseau, Charles Marinakis, décrit un semestre coupé en deux, avec un premier trimestre porté par l’élan de 2025, suivi d’un deuxième trimestre qui s’est nettement dégradé au sein d’un podcast hébergé par MySweetImmo.

Cette tendance se retrouve chez d’autres réseaux avec une intensité variable. Le nombre de transactions recule de 0,7 % chez Orpi, de 2,3 % chez Laforêt et de 7 % chez Foncia sur un an, selon le site batiweb. Ce dernier réseau évoque un niveau de ralentissement jamais vu en mai et juin, avec une baisse de 15 % des transactions sur un an et une hausse de 11 % des annulations de compromis de vente. Century 21 a revu à la baisse la prévision annuelle de ventes, désormais fixée à environ 900 000 transactions sur l’ensemble de 2026, contre un cumul glissant de 958 000 ventes encore mesuré en février.

Plusieurs facteurs concourent à ce ralentissement. Le contexte géopolitique et les incertitudes sur l’approvisionnement énergétique en premier lieu, mais aussi une remontée progressive des taux de crédit qui réduit la capacité d’emprunt des ménages. En avril 2026, la Banque de France indiquait que le taux d’intérêt des nouveaux crédits à l’habitat, hors renégociations, atteignait 3,22 %. Un niveau qui reste éloigné des taux bas qui ont soutenu le marché jusqu’en 2021.

Pour les secundo-accédants, qui doivent vendre un bien avant d’en acheter un autre, cette contrainte de financement freine directement les projets et explique en partie le retrait observé sur ce segment. Le président du réseau Century 21 résume cette dynamique en constatant que les primo-accédants font le marché, tandis que les secundo-accédants restent davantage empêchés par les conditions actuelles de crédit.

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