Immobilier : de nouveaux signes de fragilité au premier trimestre 2026 ?
La conjoncture immobilière montre de nouveaux signes de fragilité au premier trimestre selon le Service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. La production de crédits recule alors que le redressement des transactions dans l’ancien s'essouffle.
Un essoufflement du marché de l’ancien et une production de crédits en repli
Au premier trimestre 2026, la conjoncture de l’immobilier montre de nouveaux signes de fragilité, selon le bulletin publié par le SDES. Sur le marché du logement ancien, le redressement des transactions engagé depuis 2024 s’essouffle (environ 952 000 transactions), tandis que les prix poursuivent leur légère hausse (+0,2 %). La production de crédits à l’habitat se replie elle-aussi dans un contexte de légère remontée des taux d’intérêts (-9,5 %).
Ce constat rejoint les données de la Banque de France qui indiquait que le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations avait progressé à 3,17 % en janvier 2026, après huit mois de stabilité, contre 3,08 % en décembre 2025. La Fédération française bancaire confirme une stabilisation depuis mai 2026 à 3,10 %, un niveau qui reste néanmoins l’un des moins élevés de la zone euro.
L’activité du secteur immobilier contrastée
Dans le logement neuf, la situation décrite par le SDES est double : les mises en vente continuent de reculer (-12,7 %), tandis que les réservations progressent légèrement, tout comme les prix de vente. Le chiffre d’affaires des entreprises du secteur des activités immobilières rebondit sur la période, un signal positif dans un contexte par ailleurs incertain.
Dans les entreprises de la promotion immobilière, en revanche, le chiffre d’affaires continue de baisser, alors même que l’emploi y rebondit légèrement. Dans le même temps, les autorisations et les mises en chantier de logements sont en hausse, ce qui pourrait annoncer un raffermissement de l’activité de construction dans les prochains trimestres, si la demande suit.
Une fenêtre à surveiller pour les projets de financement
Le léger repli de la production de crédits combinée à la remontée modérée des taux d’intérêt invite les futurs emprunteurs à la vigilance. Dans ce contexte de marché encore fragile, mais où les conditions de financement restent globalement stables, préparer un dossier solide et comparer les offres avec une simulation de crédit immobilier avant de s’engager reste la meilleure façon de sécuriser un projet d’achat, que ce soit dans l’ancien ou le neuf.





