Crédit immobilier : les taux repartent à la hausse en 2026
Après une année 2025 marquée par une relative stabilisation, les conditions de financement se tendent à nouveau. La hausse des taux observée depuis le début de l'année conduit les banques à allonger la durée des prêts afin de maintenir l'accès au crédit.
Des emprunts de plus en plus longs pour compenser la hausse des taux
Selon les chiffres publiés en mai 2026 par l'Observatoire Crédit Logement/CSA et relayés par La Finance pour tous, le taux moyen des crédits immobiliers atteint désormais 3,25 %. Dans le même temps, la durée moyenne des emprunts s'établit à 254 mois, soit près de 21 ans et 2 mois. Cet allongement des durées apparaît comme un levier permettant de limiter la hausse des mensualités. En étalant davantage le remboursement, les établissements prêteurs cherchent à préserver les capacités de financement des ménages malgré des conditions de crédit moins favorables.
Cette tendance rappelle celle observée en 2023, lorsque la remontée rapide des taux avait déjà conduit les banques à privilégier des durées plus longues.
Le risque de dépassement du taux d'usure refait surface
La remontée des taux pourrait de nouveau fragiliser certains dossiers de financement. En effet, les taux affichés par les observatoires ne prennent pas en compte l'ensemble des frais obligatoires, tels que l'assurance emprunteur, les frais de garantie ou les frais de dossier. Ces éléments entrent pourtant dans le calcul du TAEG, qui doit rester inférieur au taux d'usure fixé chaque trimestre par la Banque de France.
Pour les prêts immobiliers sur vingt ans et plus, le taux effectif moyen pratiqué par les banques au premier trimestre 2026 atteint 3,89 %, alors que le taux d'usure correspondant s'élève à 5,19 %, selon les données de la Banque de France. D'après Crédit Logement, cette évolution pourrait réduire les capacités d'emprunt de certains ménages, notamment des primo-accédants disposant d'un apport limité.
Un impact croissant sur le coût total du crédit
Quelques dixièmes de point supplémentaires peuvent sensiblement renchérir le coût d'un financement immobilier. L'exemple présenté par La Finance pour tous montre qu'un emprunt de 100 000 euros sur 20 ans entraîne une mensualité de 580 euros avec un taux de 3,5 %. Avec un taux porté à 4 %, la mensualité atteint 606 euros. Au-delà des mensualités, c'est surtout le coût global du crédit qui augmente.
Cette évolution incite de nombreux ménages à réévaluer leur projet immobilier ou à ajuster leur budget. Avant d'acquérir un bien, réaliser une simulation de prêt immobilier permet d'estimer les mensualités et de mesurer l'impact d'une évolution des taux sur le coût global du financement.





