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Demande en baisse, offre en hausse… : le marché immobilier change de rythme en 2026

Nathanaël WEIBEL
Publié le | 4 minutes

Écrit par Nathanaël WEIBEL - Rédacteur Web

Vérifié par Luigi DELMET - Chef de projet éditorial

immo-laforêt-1-semestre-2026-logement-ancien immo-laforêt-1-semestre-2026-logement-ancien - Illustration : Partners Finances

Demande en léger recul, offre en hausse, délais de vente qui s’allongent et négociation redevenue incontournable : pour le réseau Laforêt, le premier semestre 2026 marque davantage un changement de rythme qu’un véritable retournement du marché immobilier ancien.

Après une année 2025 marquée par un retour de l’activité et un premier trimestre 2026 encore orienté à la hausse, le marché immobilier ancien a changé de rythme au cours du deuxième trimestre.

Le contexte économique et géopolitique a ravivé les inquiétudes des ménages : inflation, tensions internationales, légère remontée des taux d'intérêt des crédits immobiliers et hausse du coût de la vie.

Résultat : une partie des acquéreurs a préféré reporter son acquisition. La demande a ainsi reculé de 3 % à l’échelle nationale par rapport au premier semestre 2025.

Cette prudence se retrouve également dans les types de biens recherchés. Alors que la demande pour les appartements reste stable (+ 0,6 %), celle des maisons recule de 4,7 %.

Le coût global associé à la détention d’un logement individuel semble peser davantage dans les arbitrages des ménages, entre dépenses énergétiques, entretien, travaux et mobilité.

Dans ce contexte plus attentiste, les vendeurs sont revenus sur le marché, avec une offre en hausse de 8 % sur une année.

Cette hausse est principalement portée par les appartements, dont l’offre augmente de 13,3 %, tandis que celle des maisons progresse plus modestement (+ 4,5 %).

Si le choix proposé aux acheteurs s’élargit progressivement, le secteur reste confronté à un manque de logements dans de nombreuses zones.

La baisse de la demande se répercute sur le volume des transactions. Après le rebond observé en 2025, les ventes reculent de 2,3 % sur un an. Dans le détail, les maisons enregistrent une baisse de 2,3 %, tandis que les appartements résistent mieux avec un recul limité à 0,7 %.

Du côté des prix, la correction reste modérée. Les valeurs reculent de 1,8 % pour s’établir à 3 294 €/m² en moyenne. Les évolutions demeurent toutefois contrastées selon les territoires :

  • Paris : - 0,5 % (9 559 €/m²)
  • Île-de-France : - 3,2 % (3 842 €/m²)
  • Régions : stable à 2 489 €/m².

Les délais de vente poursuivent leur allongement et atteignent désormais 101 jours en moyenne, soit cinq jours de plus qu’un an auparavant.

Cette évolution traduit l’attentisme d’acheteurs plus exigeants, qui prennent davantage de temps pour comparer les biens, sécuriser leur financement et évaluer précisément le coût global de leur futur logement.

Parallèlement, la négociation est redevenue un élément central des transactions. Toujours selon Laforêt, les marges de négociation atteignent désormais 5,2 % au niveau national, soit une hausse de 0,4 point sur un an. Aujourd’hui, près de neuf ventes sur dix donnent lieu à une négociation entre vendeur et acquéreur.

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