Logement : un enjeu pour les prochaines élections pour 7 Français sur 10
Un an avant les prochaines élections présidentielles, l’institut de sondage Odoxa est allé à la rencontre des Français afin de recueillir leur avis sur la question du logement. Pour eux, se loger fait partie des besoins essentiels. Pourtant, une majorité estime qu’il est difficile de trouver un bien immobilier en France. Ainsi, pour 70 % des Français, le logement constituera un enjeu majeur de la prochaine présidentielle.
Le logement, un bien de première nécessité de plus en plus inaccessible
Selon le sondage, se loger figure parmi les trois besoins essentiels à garantir à tous les citoyens selon 66 % des français, au même titre que se soigner (75 %) et se nourrir (71 %).
Le logement apparaît même comme la priorité numéro 1 pour les locataires souhaitant devenir propriétaires (69 %). Mais il est également perçu comme le 2e besoin le moins bien assuré en France (59 %).
Par ailleurs, 74 % des personnes interrogées trouvent qu’il est difficile de trouver un bien, que ce soit pour de la location ou de l’acquisition.
Des inquiétudes renforcées par le contexte international
L’avenir du logement ne semble pas non plus très radieux, notamment à cause de la situation au Moyen-Orient. Plus des trois quarts des sondés (71 %) pensent que ce conflit aura des conséquences négatives sur le logement et sur le marché de l’immobilier.
Dans le détail, 56 % pensent que la guerre va impacter le pouvoir d’achat et les autres dépenses du foyer, tandis que 30 % prévoient une hausse des taux d’intérêt. Enfin, 13 % redoutent l’installation durable d’un climat anxiogène sur le marché immobilier.
Or, près des deux tiers des Français (64 %) jugent que le taux actuel des crédits immobiliers fixé à 3,5 % sur 20 ans est déjà trop élevé, freinant l'envie d'accéder à la propriété.
Un enjeu clé pour les élections présidentielles de 2027
Face à ces difficultés, 7 Français sur 10 affirment qu’ils tiendront compte des programmes et propositions des candidats sur le logement lors des élections présidentielles.
Cette tendance est particulièrement marquée chez les locataires (78 %) et chez les habitants de zones à forte tension immobilière, comme la région parisienne (77 %).
Enfin, 9 personnes sur 10 se disent favorables à ce que le pays augmente le nombre de logements proposés à la vente ou à la location, en recourant à la construction neuve ou à la réhabilitation de biens anciens.





