Les professionnels du tourisme contraints de brader les prix pour sauver la saison
Entre les épisodes caniculaires, les incendies et le coût du carburant, de nombreux professionnels du tourisme accusent le coup. Pour sauver leur saison, beaucoup proposent des séjours à prix cassés tout au long du mois d’août.
Un coup dur pour les commerçants
Depuis quelques jours, de nombreux articles de presse régionaux dressent un constat similaire : les vacanciers se font rares et consomment moins que les années précédentes. C’est par exemple le cas en Corse, où les commerçants déplorent une fréquentation en forte chute. Dans un reportage consacré au sujet, France 3 Corse ViaStella fait état de retours très pessimistes des professionnels du tourisme, à l’image d'Isabelle Murzilli, présidente d'un club nautique : « Sur la plage, 80% des gens sont des locaux. Il n'y a pas de touristes ! [...] Pour nous, le mois de juillet a été catastrophique ».
Même son de cloche du côté des Pyrénées-Orientales et de la célèbre station balnéaire d'Argelès-sur-Mer où le journal L’Indépendant souligne que « les commerçants constatent surtout une baisse de la consommation, malgré des rues loin d’être désertes ».
Les touristes contraints à faire des économies
Pour expliquer cette baisse de fréquentation, c’est du côté du budget moyen des Français qu’il faut se tourner. Sans grande surprise, le contexte inflationniste, porté notamment par la flambée des prix du carburant, limite grandement la marge de manœuvre des ménages qui souhaitent partir en vacances. Dans une étude consacrée au sujet, l’Alliance France Tourisme mentionne que « l’été 2026 confirme un net ralentissement des départs ». Parmi les chiffres évocateurs de l’enquête, on peut citer :
- 68 % des Français ont prévu de partir au moins une semaine, contre 77 % en 2025 ;
- 35 % ont prévu un budget global inférieur à 1 000 € ;
- 51 % ont prévu de réduire leur budget vacances par rapport à l’an dernier, notamment par la baisse des dépenses sur place pour 60 % d’entre eux ;
- le budget moyen s’établit à 1 530 € par ménage, soit environ 150 € de moins qu’en 2025.
Ce recul du budget consacré aux vacances témoignent des difficultés financières rencontrées par les foyers français. Face à une situation contrainte, le rachat de crédits peut être une solution envisageable pour restructurer ses dettes et retrouver un meilleur équilibre budgétaire au quotidien.
Le mois d’août pour sauver la saison
Face au manque de touristes, de nombreux professionnels ont d’ores et déjà pris les devants. Pour les inciter à sauter le pas, beaucoup proposent des offres à prix cassés pour la réservation d’un logement. Eliott Levannier, responsable commercial d’un camping dans l’Aude dresse un constat sans appel au micro de Franceinfo : « Pour pouvoir attirer un maximum de personnes, on va mettre en place des promotions de l'ordre de - 15% jusqu'à - 30%, ou 40%. Parce que, à la différence des années précédentes, c'est plus le client qui vient à nous, mais c'est nous qui devons aller le chercher ».
De cette manière, les professionnels du tourisme espèrent susciter des envies de départ de dernière minute. Une stratégie qui semble porter ses fruits selon France info, qui mentionne que celles-ci auraient augmenté de presque 25 % cet été, d’après les différents voyagistes interrogés.





