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Aix-en-Provence : un marché locatif durablement tendu surtout pour les petites surfaces

Lynda GUILLEMAUD
Publié le | 4 minutes

Écrit par Lynda GUILLEMAUD - Rédactrice web

immo-marché-aix immo-marché-aix - Illustration : Partners Finances

À Aix-en-Provence, les loyers n’ont pas connu de flambée soudaine, mais leur progression sur cinq ans est continue et significative. Les petites surfaces supportent des prix au mètre carré les plus élevés, dans une ville où les loyers ne sont pas encadrés.

Selon le baromètre locatif SeLoger au 1er avril 2026, les loyers à Aix-en-Provence ont progressé de :

  • + 2,1 % sur un an ;
  • + 7,3 % sur trois ans ;
  • + 13 % sur cinq ans.

Cette trajectoire haussière continue, sans rupture de rythme, traduit une tension de fond. Ces données, issues des annonces publiées sur la plateforme, portent sur des loyers demandés hors charges.

L’écart entre petites et grandes surfaces est particulièrement marqué. Lorsque l’on compare les tarifs selon les surfaces, on observe que le prix moyen est de :

  • 25,4 €/m² pour un T1 ;
  • 18,2 €/m² pour un T2 ;
  • 15 €/m² pour un T3 ;
  • et 13,1 €/m² pour un T4.

En montant mensuel, un studio de 20 m² ainsi est loué 508 € hors charges, tandis qu’un deux-pièces de 50 m 2 coûte 912 €.

Ces prix sont confirmés par l’Observatoire local des loyers des Bouches-du-Rhône (ADIL 13) qui constate que le loyer médian de la métropole Aix-Marseille-Provence s’établit à 13 €/m² en 2024, avec des niveaux supérieurs à Aix même. La métropole se situe en quatrième position des villes les plus chères de France derrière Paris, Nice et Montpellier et devant Lyon, Bordeaux et Lille, selon l’Observatoire immobilier de Provence.

Ces niveaux de loyers sont d’autant plus inaccessibles que la métropole se caractérise par

un revenu disponible médian des ménages locataires relativement faible : autrement dit, les loyers sont particulièrement élevés au regard des capacités financières des habitants.

Aix-en-Provence ne fait pas partie des communes soumises à l’encadrement des loyers. Les niveaux pratiqués dépendent donc directement du rapport entre offre et demande, ce qui laisse une marge de manœuvre aux bailleurs, mais expose aussi les locataires à une pression non plafonnée. Pour un investisseur qui envisage d’acquérir un bien locatif dans cette ville, ce contexte présente un réel intérêt. En effet, la demande est structurellement soutenue avec la présence d’environ 25 000 étudiants, de nombreux jeunes actifs et de cadres en mobilité. La progression régulière des loyers sur le long terme et l’absence de contrainte réglementaire sur les loyers offrent par ailleurs une opportunité intéressante.

Les données de l’OLL indiquent également que les loyers à la relocation sont en moyenne supérieurs de 1,5 €/m² aux loyers de stocks (c’est-à-dire les baux en cours), avec des écarts pouvant atteindre 2 à 3 €/m² sur les petites surfaces et les maisons.

Ce différentiel renforce l’attractivité de ces biens pour un investisseur, à condition de bien évaluer le ticket d’entrée et les conditions de financement. Pour sécuriser un projet d’achat locatif dans un marché de ce niveau, faire appel à un courtier immobilier permet d'obtenir les meilleures conditions de taux et d'adapter le financement au profil de l'emprunteur.

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