Prime de transport : le plafond d’exonération passe temporairement à 1 000 €

Hugo BOUDJLAL
Publié le | 4 minutes

Par Hugo BOUDJLAL - Rédacteur Web

rac-prime-transport rac-prime-transport - Illustration : Partners Finances

Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement relève temporairement le plafond d’exonération de la prime de transport versée aux salariés. Deux décrets publiés le 21 octobre 2026 confirment cette mesure, annoncée en septembre. Selon le site du Service public, les sommes versées par l’employeur entre le 1er octobre et le 31 décembre 2026 pourront bénéficier d’une exonération dans la limite de 1 000 €.

La prime de transport permet à l’employeur de prendre en charge tout ou partie des frais engagés par un salarié pour ses trajets entre son domicile et son lieu de travail. Elle peut notamment couvrir les dépenses de carburant, comme l’essence et le diesel, ainsi que les frais liés à l’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène.

Jusqu’à présent, les plafonds d’exonération différaient selon les dispositifs. La prise en charge des frais de carburant était notamment exonérée dans la limite de 600 € par an. Le décret du 20 octobre 2026, publié au Journal officiel, instaure temporairement une limite unique de 1 000 € pour les sommes versées entre le 1er octobre et le 31 décembre 2026, une petite bouffée d’air frais notamment pour les ménages les plus fragiles, voire en situation de surendettement.

Cette mesure vise à accompagner les salariés confrontés à l’augmentation de leurs dépenses de déplacement. Elle ne modifie toutefois pas le caractère facultatif de cette prime, dont les modalités d’attribution sont fixées par accord collectif ou, à défaut, par décision unilatérale de l’employeur.

Le dispositif prévoit également un assouplissement temporaire des conditions d’accès à la prime carburant. Dans le régime habituel, celle-ci s’adresse notamment aux salariés dont le domicile ou le lieu de travail se situe dans une commune non desservie par les transports collectifs, ou dont les horaires ne permettent pas de les utiliser.

Par ailleurs, la prise en charge des frais de carburant ne peut normalement pas se cumuler avec le remboursement obligatoire des abonnements de transports publics par l’employeur. Jusqu’au 31 décembre 2026, ces conditions sont assouplies afin d’élargir les possibilités de prise en charge.

Ces dérogations concernent uniquement les frais de carburant. Elles ne s’appliquent ni aux dépenses d’alimentation des véhicules électriques ni au forfait mobilités durables.

Le forfait mobilités durables (FMD) permet aux employeurs de participer aux frais des salariés qui privilégient des modes de déplacement alternatifs, comme le vélo, le covoiturage ou certains deux-roues motorisés.

En dehors de la mesure temporaire, plusieurs plafonds continuent de s’appliquer selon la nature des dépenses et les dispositifs cumulés. La prise en charge des frais de carburant ou d’alimentation des véhicules électriques reste notamment soumise à un plafond annuel de 600 €. Le cumul du forfait mobilités durables avec la prise en charge des abonnements de transport peut, sous certaines conditions, bénéficier d’un plafond d’exonération de 900 €.

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