Banque de France : l'économie française résiste, mais sans véritable accélération

Nathanaël WEIBEL
Publié le | 5 minutes

Par Nathanaël WEIBEL - Rédacteur Web

Vérifié par Jules STALIN - Chef de projet éditorial

rac-économie-française-septembre-2026 rac-économie-française-septembre-2026 - Illustration : Partners Finances

L'activité économique a continué de progresser en septembre 2026, selon l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France. Soutenue par les services, l'activité résiste, malgré des coûts encore élevés et un regain d'incertitude chez les dirigeants d'entreprises. 

Les services marchands ont enregistré une progression en septembre, notamment grâce aux prestations destinées aux entreprises, comme l'hébergement ou l'intérim. Tous les secteurs ne profitent pas de cette dynamique : les transports et la restauration ont, eux, enregistré un recul. 

Cette tendance permet à l'économie française de conserver une trajectoire positive malgré un environnement économique encore fragile. 

L'activité industrielle poursuit sa progression, mais à un rythme plus modéré qu'attendu. L'aéronautique et les équipements électriques continuent de bénéficier d'une demande soutenue et de carnets de commandes bien garnis. 

À l'inverse, les filières du bois-papier-imprimerie et du caoutchouc-plastique-verre restent en difficulté. Dans le même temps, la hausse des matières premières et des intrants continue de peser sur les marges des entreprises, qui ne répercutent qu'une partie de ces augmentations sur leur prix de vente.  

L'activité du bâtiment demeure globalement stable. Le gros œuvre a légèrement progressé grâce à la reprise de certains chantiers retardés par les épisodes de fortes chaleurs estivales.  

Pour autant, le secteur ne montre pas encore de véritable signe de reprise durable et reste confronté à une demande prudente ainsi qu'à des carnets de commande peu garnis, notamment dans la construction de maisons individuelles.  

En septembre, le niveau d'incertitude des dirigeants d'entreprise est nettement remonté. Ils citent notamment la hausse des prix de l'énergie et des carburants, ainsi qu'un contexte économique moins favorable. 

Leurs retours font état de comportements attentistes, qui se traduisent par des reports de projets, des commandes plus tardives et une plus grande prudence des ménages dans leurs dépenses. 

En effet, cette situation pèse également sur les finances des particuliers. Il est vrai que lorsque certaines charges sont trop importantes, ces dernières peuvent déséquilibrer un budget. Dans le cadre de plusieurs crédits en cours, il existe différentes solutions pour rééquilibrer les choses, parmi lesquelles le rachat de crédits.  

Le regroupement de plusieurs crédits en un seul permet de réduire les mensualités de remboursement. En contrepartie, l'allongement de la durée de remboursement entraîne un coût total du crédit plus élevé. 

Pour le troisième trimestre 2026, la Banque de France anticipe une progression du PIB de 0,1 %. Un rythme modeste qui témoigne d'une économie française toujours résiliente, mais freiné par un environnement incertain et des coûts qui continuent de peser sur l'activité.  

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