Pouvoir d’achat : plus de la moitié des Français constate une baisse

Rachelle PHILEAS
Publié le | 5 minutes

Par Rachelle PHILEAS - Rédactrice web

Vérifié par Hugo BOUDJLAL - Rédacteur Web

67 % des personnes interrogées jugent que leur pouvoir d’achat a diminué 67 % des personnes interrogées jugent que leur pouvoir d’achat a diminué - Illustration : Partners Finances

Plus de la moitié des Français estiment que leur pouvoir d’achat s’est dégradé. Selon l’étude de l’Ifop réalisée pour Le Figaro, 67 % des personnes interrogées jugent que leur pouvoir d’achat a diminué, dont 35 % qui considèrent qu’il a fortement reculé. Elle révèle les difficultés financières auxquelles sont confrontés de nombreux ménages, et certains ont parfois même recours à des crédits. 

Alors que, selon une étude OpinionWay pour Action contre la faim, 13 % des personnes interrogées déclarent manquer de nourriture, les dépenses alimentaires figurent parmi les principaux postes de dépenses des Français. D’après l’étude, 57 % des répondants considèrent que les courses pèsent sur le budget de leur foyer, suivies par l’électricité, le gaz et le chauffage et le carburant cité par 42 % des sondés. Le loyer ou le remboursement d’un emprunt intervient à la 4e place, cité à 36 %, devant les impôts et les taxes à 25 %. Le taux pour les assurances et les remboursements de crédits apparait comme des postes de dépenses moins contraignants à 15 % et 13 % respectivement. 

L’étude montre que la classe moyenne inférieure est celle qui rencontre le plus de difficultés au quotidien. Ainsi, 64 % de ses membres déclarent rencontrer des difficultés à faire leurs courses, contre 63 % des catégories les plus modestes et 40 % des plus aisées. Les écarts sont encore plus marqués concernant le carburant : pour les ménages modestes, il s’agit du premier poste de dépenses pour 50 % d’entre eux, contre 37 % des plus pauvres et 22 % des plus aisés. La fiscalité révèle également d’importantes disparités. Elle constitue un poste de dépenses majeur pour 56 % des ménages les plus aisés, contre 22 % de la classe moyenne inférieure et seulement 9 % des catégories les plus modestes. 

L’étude révèle que les plus aisées arrivent plus facilement à mettre de côté ou à vivre confortablement, à l’inverse des catégories les plus pauvres. Chaque catégorie confondue renonce à certains besoins comme à des loisirs (39 %), ou renonce à partir en vacances (37 %), voire même à sauter des repas (12 %).

Pour équilibrer leur budget, 11 % des répondants déclarent avoir régulièrement recours à un découvert bancaire, à un crédit ou à l'aide de leurs proches. Cette proportion atteint 21 % chez les foyers les plus pauvres, 15 % chez les ménages modestes et 6 % au sein de la classe moyenne inférieure. Dans ce contexte, certains se tournent vers un crédit à la consommation pour financer leurs dépenses, tandis que d'autres optent pour un regroupement de crédit afin de réduire le montant de leurs mensualités. Il ne s’agit toutefois pas d’une solution puisqu’il entraîne un coût total pour les prêts plus élevé.

 

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