Prix à la consommation : l’inflation de retour ?
Après plusieurs mois de ralentissement, l’inflation repart légèrement à la hausse en France. D’après les chiffres définitifs publiés par l’Insee en mai, les prix à la consommation progressent de 2,2 % sur un an en avril, contre 1,7 % en mars.
Les prix de l’énergie tirent l’inflation vers le haut
Cette accélération s’explique principalement par la forte hausse des prix de l’énergie. Sur un an, ceux-ci bondissent de 14,3 % en avril 2026, après +7,4 % en mars. Les produits pétroliers restent particulièrement concernés : les prix du gazole augmentent de 42,1 % sur un an, tandis que ceux des combustibles liquides progressent de 58,9 %.
Dans le même temps, les services contribuent également à la hausse des prix : les tarifs des transports augmentent fortement sur un mois (+ 9,1 %), tout comme ceux de l’hébergement (+ 4,9 %). L’Insee note aussi une progression des prix des assurances (+ 4,8 % sur un an) et des services de communication (+ 3,8 %).
Une hausse plus modérée pour l’alimentation
À l’inverse, certains postes de dépenses connaissent une évolution plus limitée. L’inflation alimentaire ralentit à + 1,2 % sur un an, contre + 1,8 % en mars. Les prix des boissons non alcoolisées progressent moins rapidement qu’auparavant, tout comme ceux du pain, des céréales ou encore des produits laitiers. Du côté des produits manufacturés, les prix reculent légèrement sur un an (- 0,6 %). Les produits de santé affichent également une baisse de 3,2 %. Enfin, dans la grande distribution, les prix des produits alimentaires industriels, d’entretien et d’hygiène-beauté n’augmentent plus que de 0,2 % sur un an, après + 1,2 % en mars.
Des budgets toujours sous pression
Même si l’inflation reste loin des niveaux observés en 2022 et 2023, la hausse des dépenses contraintes continue de peser sur les ménages, notamment pour les carburants, les assurances ou encore différents services du quotidien. Certains foyers cherchent ainsi à réduire leurs charges mensuelles afin de préserver leur équilibre budgétaire. Pour ce faire, un regroupement de crédits peut notamment permettre de réunir plusieurs emprunts en un seul financement, plus adapté aux revenus du foyer, avec une mensualité unique, en contrepartie d’un coût total plus élevé.





