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Rachat de crédits

Aide carburant : près de 900 000 demandes pour le dispositif “grands rouleurs”

Lynda GUILLEMAUD
Publié le | 5 minutes

Écrit par Lynda GUILLEMAUD - Rédactrice web

photo d'une pompe à essence photo d'une pompe à essence - Illustration : Partners Finances

Le guichet de l’indemnité carburant destinée aux travailleurs “grands rouleurs” affiche une forte activité avec près de 900 000 demandes au 16 juin 2026. Mais les deux tiers des bénéficiaires potentiels n’ont pas encore effectué leur demande, alors que la date limite est fixée au 30 juillet 2026.

Au 15 juin 2026, 898 370 demandes avaient été enregistrées pour l’indemnité carburant “grands rouleurs” selon les chiffres communiqués par Bercy. Parmi elles, 667 832 dossiers avaient été mis en paiement, avec des versements à partir du 17 juin sur les comptes des bénéficiaires. Le délai était d’environ dix jours après la demande. Cette aide, ouverte depuis le 27 mai 2026 sur impots.gouv.fr s’élève à 100 € et a été doublée par rapport au montant initial annoncé en avril. 

Elle correspond à une ristourne équivalente à 0,20 € par litre sur six mois (avril à septembre 2026) et est accessible aux travailleurs des cinq premiers déciles de revenus (soit un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 880 €)  utilisant un véhicule personnel à des fins professionnelles et parcourant au moins 15 km par trajet domicile-travail ou 8 000 km par an (décrets n° 2026-333 du 30 avril 2026 et n° 2026-417 du 28 mai 2026). Le gouvernement a ciblé près de trois millions de travailleurs éligibles à ce dispositif et le guichet reste ouvert jusqu’au 30 juillet 2026 à minuit pour ceux qui n’ont pas encore effectué leur demande. 

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé le 15 juin que les aides annoncées, tant pour les particuliers grands rouleurs que pour les secteurs les plus exposés, seront versées comme convenu, indépendamment de l’évolution des prix à la pompe. Depuis mi-juin, le contexte géopolitique a en effet évolué : les discussions entre l’Iran et les États-Unis ont contribué à une détente sur les marchés pétroliers, ramenant le gazole sous les 2 € le litre dans plusieurs enseignes.

Roland Lescure, ministre de l’Économie, a annoncé que le gouvernement surveille la répercussion de cette baisse sur les prix à la pompe, afin de s’assurer qu’elle bénéficie bien aux consommateurs. Depuis le début de la crise en mars 2026, le gouvernement avait déjà demandé aux distributeurs de répercuter rapidement les baisses des cours mondiaux. Il avait aussi travaillé sur les mécanismes de surveillance des marges afin d’éviter toute spéculation.

L’indemnité “grand rouleur” compense partiellement la hausse du poste carburant pour les ménages. Elle ne couvre cependant qu’une fraction du surcoût subi depuis le début du conflit et ne bénéficie pas aux foyers dont les revenus dépassent les plafonds fixés. Pour les ménages qui cumulent des charges de transport élevées et plusieurs mensualités de crédit en cours, la pression sur le budget mensuel reste significative. Parfois, un rachat de crédits peut être un levier pour alléger les charges fixes et retrouver du reste à vivre malgré un contexte énergétique qui reste incertain. Pour autant, la diminution du montant des mensualités entraîne l'allongement de la durée de remboursement et majore le coût total du crédit. La diminution dépend de la durée restante des prêts rachetés.

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