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Situation professionnelle

Publié le | 21 minutes

En bref

La situation professionnelle désigne le statut actuel d’une personne vis-à-vis du travail. Elle regroupe différentes dimensions telles que le statut juridique, le niveau de compétences, le métier ou encore les modalités d’exercice de son emploi. La situation professionnelle a diverses implications au quotidien : 

  • elle détermine le niveau de confort matériel (niveau de vie, éligibilité à un prêt bancaire), l’épanouissement par rapport au travail ou encore l’équilibre avec sa vie sociale et personnelle ; 
  • faire évoluer sa situation professionnelle permet d’améliorer sa rémunération, redonner du sens à son travail, se réorienter ou encore d’échapper à une situation de mal-être professionnel ; 
  • pour évaluer sa situation professionnelle, il convient de faire un bilan de ses compétences ainsi qu’une analyse de sa situation au sein de l’entreprise et de ses conditions de travail puis de confronter ces éléments avec ses objectifs et aspirations futures ; 
  • l’accompagnement par un conseiller est recommandé pour bénéficier d’un regard neutre sur sa situation, pour éventuellement s’ouvrir à de nouveaux horizons et pour mettre en avant ses atouts en cas de changement d’emploi ; 
  • des bilans de compétence, des formations ou des mises en situation professionnelle permettent de se préparer au mieux pour un nouveau poste dans son entreprise actuelle comme dans une nouvelle société.
Femme qui serre la main à une autre personne pendant un entretien Femme qui serre la main à une autre personne pendant un entretien - Illustration : Partners Finances

La situation professionnelle se rapporte à l’état d’une personne vis-à-vis de l’emploi et notamment à son statut sur le marché du travail. Au-delà du métier exercé en lui-même, elle englobe différentes dimensions telles que : 

  • le statut juridique (salarié actif, travailleur non-salarié ou indépendant, profession libérale, en alternance, en recherche d’emploi, en formation, étudiant, stagiaire, inactif, etc.) ; 
  • le niveau de responsabilité et la position hiérarchique dans l’entreprise (cadre, responsable, agent de maîtrise, etc.) ; 
  • le secteur d’activité (industrie, services, finances, automobile, textile, etc.) ; 
  • la catégorie socioprofessionnelle (artisans, commerçants, agriculteurs, professions intermédiaires, professions intellectuelles supérieures, employés, ouvriers, etc.) ;   
  • les modalités d’exercice de l’activité et le type de contrat : temps plein ou temps partiel, CDD, CDI ou intérim, salarié du privé ou fonctionnaire, etc.

La caractérisation de la situation professionnelle est importante à plus d’un titre. Elle influe par exemple sur : 

  • les droits sociaux d’un individu (allocations, financement de formation notamment) ; 
  • les opportunités de carrière (disponibilité pour un recrutement éventuel, période de préavis, reconversion, etc.) ; 
  • l’évolution de son profil professionnel avec la possibilité offerte selon la situation d’effectuer des bilans de compétences, de se reconvertir ou d’acquérir de nouvelles connaissances ; 
  • l’appréciation des banques et organismes de crédit pour l’octroi d’un financement : le profil d’une personne en CDI ou dans la fonction publique sera jugé plus sûr que celui d’une personne en CDD pour le remboursement d’un crédit par exemple ;
  • l’appréciation des assureurs par rapport au métier exercé et aux risques qui s’y rapportent : les métiers jugés à risques (pompiers, militaires, etc.) se voient appliquer un régime d’assurance particulier et de potentielles surprimes ou exclusions de garantie pour une assurance emprunteur par exemple. 
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En entreprise, la situation professionnelle est principalement catégorisée par le niveau de responsabilité et d’encadrement, par le niveau de recrutement (diplômes, formation) et par les grilles de rémunération. 

Pour l’administration et la fonction publique, une catégorisation particulière existe selon le niveau d’expertise et de responsabilité : 

  • la catégorie A+ qui désigne la haute fonction publique ainsi que les postes d’encadrement supérieur et de direction (préfets, magistrats, directeurs d’administration ou d’établissement, etc.). Ces profils disposent a minima d’un bac+5 et sortent de grandes écoles (ENA, Polytechnique, Centrale, Mines, Ponts et Chaussée, etc.) ; 
  • la catégorie A qui regroupe les profils d’encadrement et de conception avec une autonomie importante et une haute expertise technique (inspecteur des finances publiques, ingénieur d’étude…). Ils disposent d’un bac+3 au minimum et sont recrutés sur concours ; 
  • la catégorie B qui recense les cadres intermédiaires et les agents chargés de l’application des directives émises par la catégorie A (contrôleur des douanes, technicien de recherche, secrétaire administratif...). Ils disposent d’un cursus allant du bac au bac+2 avec parfois le passage de concours ; 
  • la catégorie C qui se rapporte uniquement aux rôles d'exécution avec un niveau de diplôme limité (sans diplôme ou BEP/CAP).

Bien qu’il n’existe pas de classification spécifique officielle pour le secteur privé, on considère généralement qu’une hiérarchie relativement similaire s’applique aux situations professionnelles avec globalement : 

  • une catégorie A et A+ regroupant les dirigeants et les cadres supérieurs ; 
  • une catégorie B agglomérant les cadres intermédiaires, les agents de maîtrise ou encore les techniciens spécialisés ; 
  • une catégorie C rassemblant les employés et les ouvriers.

La mobilité au sein de ces différentes classifications s’effectue le plus souvent à l’ancienneté et au mérite mais aussi par concours interne ou par validation d’acquis (notamment pour la fonction publique).

Même si certaines personnes recherchent avant tout une certaine stabilité, d’autres désirent faire évoluer leur situation professionnelle pour différents motifs : 

  • un avancement financier : une promotion s’accompagne généralement d’une augmentation de salaire permettant de gagner en confort matériel ;
  • l’obtention d’avantages en nature qui peuvent faire toute la différence pour l’équilibre professionnel. Un changement d’entreprise peut par exemple permettre d’obtenir plus de télétravail, des horaires plus flexibles ou encore une voiture de fonction ;
  • une recherche de sens et un réalignement avec ses propres valeurs personnelles par exemple lorsque l’activité ou les tâches confiées sont jugées trop peu vertueuses ; 
  • une amélioration des conditions de travail : cela s’applique notamment aux métiers éprouvants physiquement ou stressants pour lesquels un salarié peut vouloir se réorienter afin de préserver sa santé ; 
  • une meilleure reconnaissance de son travail : un environnement de travail répétitif et peu motivant peut conduire un salarié à changer de milieu professionnel ;
  • une montée en compétences et la recherche de nouveaux défis : le fait de vouloir appréhender de nouvelles connaissances et de rester compétitif sur le marché de l’emploi peut inciter à une évolution professionnelle, notamment via des formations ou des bilans de compétences ; 

 

  • la recherche d’une plus grande indépendance : ce dernier aspect particulièrement en vogue conduit de plus en plus de salariés à se lancer en tant qu’indépendant afin de bénéficier d’une plus grande autonomie sur son travail et sur sa vie personnelle.

Vous vous posez des questions sur votre situation professionnelle et sur les possibilités d’évolution à l’avenir. Voici les critères pour faire le point et vous décider ou non à vous tourner vers de nouveaux horizons : 

  • l’épanouissement professionnel : évaluez votre motivation quotidienne et posez-vous la question de savoir à quel point vous appréciez toujours vos tâches quotidiennes. Demandez-vous également si vous recevez une certaine reconnaissance dans l’exercice de vos missions. Si aucun de ces éléments ne sont réunis, une évolution professionnelle est probablement à envisager que ce soit en changeant d’entreprise ou en envisageant une reconversion ; 
  • les conditions de travail et l’équilibre vie personnelle / vie professionnelle : le niveau de rémunération par rapport à votre poste et aux salaires moyens du marché peut en partie conditionner votre volonté d’évoluer professionnellement. Le fait de disposer d’avantages en nature et d’un travail qui vous laisse suffisamment de temps et d’espace pour votre vie personnelle entre également en ligne de compte. L'ambiance au travail et l’entente avec les collègues, les supérieurs et les subordonnées est également à considérer ; 
  • la situation de votre entreprise : posez-vous la question de savoir si votre entreprise dispose ou non d’une solidité financière vous permettant de vous projeter à l’avenir. Renseignez-vous également sur les perspectives d’évolution interne. À défaut, il peut être judicieux d’explorer d’autres horizons professionnels ; 
  • votre niveau d’employabilité : faites le point sur vos compétences actuelles et leur évolution par rapport au marché. Évaluez si celles-ci font encore de vous un profil recherché dans votre secteur et s’il est toujours possible de les développer dans votre structure actuelle. Si ce n’est pas le cas, une mise à jour de vos acquis (logiciels, normes, soft skills) via de nouvelles missions peut s’imposer pour continuer à bénéficier de potentielles opportunités à l’avenir. 

SI vous envisagez de faire évoluer votre situation professionnelle, commencez par faire le bilan de vos acquis pour vous projeter ensuite vers de nouveaux objectifs.

Pour faire un bilan de votre situation professionnelle, commencez par lister vos atouts

Faire l’inventaire de ses atouts professionnels

Recensez toutes vos compétences notamment techniques mais aussi sociales ainsi que toutes les connaissances acquises au cours de vos expériences professionnelles antérieures. Rapprochez-les de vos diplômes ainsi que de vos formations suivies et certifications obtenues afin d’identifier le fil rouge de votre carrière. Ces éléments doivent permettre de mettre en évidence la singularité de votre profil

À partir de ce constat, vous pouvez identifier des axes d'approfondissement de votre métier (montée en compétences par exemple) ou de réorientation vers un domaine plus ou moins connexe (domaine passerelle). Vous allez alors pouvoir axer votre CV et vos lettres de motivation à l’aune de ces nouvelles perspectives.

Déterminer ses objectifs

En parallèle, pensez également à ce qui vous motive au quotidien et à vos objectifs de vie. Souhaitez-vous vous tourner vers une activité en adéquation avec vos valeurs personnelles ? Prioriser l’aspect matériel de la carrière ? Développer de nouvelles compétences ? Bénéficier de plus de temps libre pour votre vie personnelle ? Mettez en rapport tous ces aspects recensés au sein d’une grille d’analyse. Celle-ci peut vous permettre de noter via un barème d’évaluation de 1 à 10 les points les plus importants et ceux sur lesquels vous êtes plus flexible. 

Mettre en place un plan d’action

À la suite de ce diagnostic, établissez un plan d’actions à réaliser pour concrétiser votre projet d’évolution. Celui-ci peut passer par une montée en compétences sur certains aspects indispensables du poste visé grâce notamment à des formations, à des concours ou à des validations d’acquis. 

Pensez à également à développer et à faire jouer votre réseau de connaissances professionnelles pour vous mettre à la recherche d’opportunités intéressantes. Pour réaliser votre bilan de carrière, n’hésitez pas à vous faire accompagner par des services spécialisés selon votre situation (conseiller France Travail, conseiller APEC, service “mon conseil en évolution professionnelle”, ressources en ligne Linkedin, etc.). 

Si tous les éléments d’information énoncés précédemment sont indispensables pour trouver de nouvelles opportunités et faire évoluer sa situation professionnelle, ils ne remplacent pas le ressenti d’un recruteur. Le jugement de ce dernier est en effet indispensable pour appréhender votre capacité ou non à vous fondre dans un nouvel environnement et à assumer le poste en question. 

Une bonne préparation aux entretiens est donc indispensable, à plus forte raison à une période où le savoir-être et les soft-skills sont de plus en plus pris en compte par les entreprises. Mettez donc en place des jeux de rôle qui vous aideront à mieux réagir lors des potentielles mises en situation professionnelles prévues par les entreprises pour le recrutement de certains postes. 

Ces mises en situation visent à jauger les réactions des candidats face à des situations de stress ou d’urgence notamment (résolution de conflit pour un manager, simulation de vente pour un commercial par exemple). 

Pour vous entraîner, vous pouvez notamment participer à des ateliers organisés par France Travail, l’AFPA ou des missions locales. Des plateformes en ligne permettent aussi de simuler des mises en situation notamment par l’intermédiaire de l’intelligence artificielle.

Au moment de vous lancer dans un projet d’évolution professionnelle, plusieurs documents peuvent vous permettre d’attester de vos compétences, de vos expériences et de mettre en avant votre carrière comme par exemple : 

  • une attestation employeur ;
  • une attestation d’inscription à France Travail ainsi qu’un avis de situation pour les demandeurs d’emploi ;
  • une attestation d’inscription INSEE pour les indépendants ;  
  • votre contrat de travail ; 
  • vos bulletins de salaire récents ou vos dernières liasses fiscales pour les indépendants ; 
  • votre dernier avis d’imposition ;
  • les copies de vos diplômes, de vos certifications ou de vos concours obtenus ;
  • les attestations de vos formations suivies.

Si vous souhaitez donner un nouveau souffle à votre carrière mais que vous appréciez évoluer dans votre entreprise actuelle, vous pouvez envisager des formations internes ou un plan de montée en compétences notamment pour aspirer à de nouvelles responsabilités. Vous pouvez également envisager une reconversion dans un nouveau service en concertation avec le service ressources humaines. 

Votre situation professionnelle a des conséquences matérielles (confort financier, éligibilité bancaire pour certains projets), psychologiques (bien-être professionnel, estime de soi) et sociales (vie sociale, épanouissement, équilibre avec la vie personnelle).

Pour faire évoluer votre situation professionnelle, vous pouvez réaliser des bilans de compétences, effectuer des formations ou encore passer des concours et certifications. Utiliser des grilles d’analyse de vos perspectives professionnelles ainsi que des simulations de mises en situation professionnelle vous permettent aussi de préparer au mieux vos futurs entretiens,

Il s’agit de tous les éléments immatériels qui définissent votre valeur sur le marché et peuvent jouer en votre faveur pour faire évoluer votre carrière (soft skills, réseau professionnel, e-réputation, etc.). Ils sont de plus en plus à prendre en considération avec l’évolution de plus en plus rapide du marché du travail.