Salaires : une hausse plus modérée en 2026
Après deux années de rattrapage du pouvoir d’achat, les salaires retrouvent un rythme plus modéré en 2026.
Des hausses salariales en net ralentissement
Le mouvement est net. Selon les données issues des accords collectifs analysés par la Banque de France, les hausses négociées marquent le pas cette année :
- + 1 % en moyenne pour les minima de branche ;
- + 1,6 % pour les salaires de base en entreprise.
Des niveaux inférieurs à ceux observés en 2025, dans un contexte d’inflation retombée autour de 0,9 % et de revalorisation contenue du Smic (+ 1,2 % en janvier 2026). Autre facteur à prendre en compte : toutes les branches n’ont pas renégocié leurs grilles. Environ 65 % ont signé un accord sur les douze derniers mois. Pour les autres, les salaires sont restés inchangés, ce qui freine mécaniquement la progression globale. Pour retrouver un peu de marge, certains ménages ayant souscrit plusieurs emprunts se tournent alors vers le regroupement de crédits. Une opération qui consiste à réunir l’ensemble des prêts en un seul, contre une mensualité réduite. Une option qu’il vaut mieux étudier avec attention, car elle s’accompagne généralement d’un coût total plus élevé.
Un rattrapage désormais derrière nous
Toujours selon la Banque de France, ce ralentissement ne remet pas en cause le chemin parcouru ces dernières années. Sur la durée, le rattrapage est bien réel. Entre fin 2020 et début 2026 :
- les minima de branche ont progressé d’environ 16 % ;
- l’inflation cumulée, IPC, s’établit autour de 15 % (INSEE).
Autrement dit, le pouvoir d’achat a globalement été préservé, notamment pour les salaires les plus proches du Smic, qui ont bénéficié de revalorisations successives. Côté entreprises, les pratiques évoluent. Les hausses générales reculent et représentent désormais environ la moitié des augmentations accordées. À l’inverse, les revalorisations individuelles gagnent du terrain, signe d’une gestion plus fine des rémunérations, davantage liées aux performances et aux profils.
Une année sous surveillance
Pour les mois à venir, la prudence reste de mise. Les entreprises interrogées par la Banque de France anticipent une progression des salaires autour de 1,7 % sur un an. Mais plusieurs facteurs peuvent rebattre les cartes :
- un ralentissement de l’activité économique ;
- des tensions sur l’emploi dans certains secteurs ;
- un contexte international incertain.
Après une phase de rattrapage, le marché du travail entre ainsi dans une nouvelle séquence. Plus stable en apparence, mais aussi plus sensible aux évolutions économiques.





