Salaires : plus de transparence dans les entreprises dès 2026
Les entreprises françaises devront prochainement composer avec de nouvelles obligations en matière de rémunération. Cette évolution intervient dans un contexte où une large majorité de Français estime que les salaires n'ont pas suivi la hausse du coût de la vie.
Un contexte marqué par un sentiment de décrochage des rémunérations
Selon une enquête réalisée par le cabinet Elabe, 80 % des Français considèrent que les salaires ont augmenté moins vite que les prix ces dernières années. Parmi eux, 54 % jugent même que ce décalage est important. L'étude montre également que seuls 41 % des salariés déclarent avoir bénéficié d'une augmentation significative au cours des deux dernières années. Les écarts apparaissent plus marqués chez les femmes, moins nombreuses que les hommes à déclarer avoir connu une hausse importante de leur rémunération.
Pour contrer cette problématique, différentes pistes sont jugées efficaces par les Français afin d’améliorer le pouvoir d'achat, notamment la baisse des cotisations salariales, l'indexation des salaires sur l'inflation ou encore l'exonération des heures supplémentaires, selon cette même enquête.
De nouvelles règles de transparence salariale attendues en France
Parallèlement, la directive européenne sur la transparence des rémunérations, adoptée en 2023, a été transposée dans le droit français en date du 7 juin 2026. Les employeurs devront dorénavant communiquer une rémunération ou une fourchette de salaire dès la phase de recrutement. Les critères utilisés pour fixer les rémunérations et leur évolution devront également être davantage formalisés.
Des obligations seront progressivement mises en place dans les entreprises d'au moins 100 salariés. Les sociétés concernées devront notamment corriger les écarts de rémunération supérieurs à 5 % lorsqu'ils ne sont pas justifiés par des critères objectifs.
Le pouvoir d'achat reste au cœur des préoccupations
Ces nouvelles règles visent principalement à renforcer l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Elles interviennent toutefois dans un contexte plus large de tensions sur le pouvoir d'achat, demeurant l'une des principales préoccupations des ménages.
Pour certains foyers confrontés à une accumulation d'emprunts ou à une hausse de leurs charges, un rachat de crédits peut constituer une solution permettant de réorganiser leur budget en regroupant leurs différentes mensualités en une seule. En contrepartie, ils doivent consentir à un allongement du crédit et à une augmentation de son coût total.





