Privation matérielle et sociale : des chiffres en hausse en 2025
Entre 2022 et 2025 plus d’une personne sur cinq a traversé au moins un épisode de privation matérielle et sociale. Les personnes au chômage ou en situation de handicap, ainsi que les familles monoparentales restent les plus exposées selon l’Insee.
Un constat alarmant
L’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) a publié le 28 mai dernier une étude sur la pauvreté en France. Il en ressort que :
- 44 % des personnes ont fait l’expérience d’au moins une privation matérielle ou sociale en 2025 ;
- sur la totalité des personnes concernées en 2022, plus de 6 personnes sur 10 l’étaient encore l’année suivante ;
- les chômeurs, les familles monoparentales et les personnes en situation de handicap font partie des populations les plus à risque de connaître des épisodes de privation.
Privation matérielle et sociale : explications
Selon l’Insee, on parle de privation matérielle et sociale dès lors qu’une personne ne peut plus couvrir les dépenses de sa vie courante, parmi 13 charges identifiées, dont le chauffage, l’accès à Internet ou encore l’achat de vêtements neufs. En partant de ce postulat, on apprend que :
- 13,1 % des interrogés ont cité au moins cinq dépenses sur les 13 qu’ils ne pouvaient plus réaliser, 6,8 % en ont indiqué au moins sept ;
- La privation la plus évoquée lors de l’enquête Insee (28,1 % des personnes) est le fait de ne pas pouvoir faire face à des dépenses imprévues de plus de 1 000 € ;
- 7 personnes sur 10 en situation de privation continue entre 2022 et 2025 ont connu un épisode de pauvreté monétaire.
Dans certains cas, le rachat de crédits peut être une solution à envisager pour rééquilibrer un budget. Il permet de réunir plusieurs tout ou partie des prêts (à la consommation ou immobilier) en un nouveau financement adapté. Il se traduit par une diminution de la part mensuelle consacrée aux crédits, permettant de retrouver plus de sérénité au quotidien. En revanche, il implique l’allongement de la durée de remboursement, ce qui impacte le coût global du prêt.
Des privations qui durent dans le temps
Le nombre de privations entre 2024 et 2025 est resté identique pour 56,9 % des interrogés. Il a légèrement baissé pour les personnes ayant déclaré des privations depuis 2022. De la même manière, 65,2 % des personnes en situation de privation matérielle et sociale en 2024 l’est encore en 2025.
Ces chiffres ont ainsi tendance à prouver que les situations de privation s’étendent généralement sur plusieurs années.
Situation professionnelle et structure du foyer : deux facteurs
Les risques de vivre une situation de privation matérielle et sociale continue restent liés au niveau de diplôme et à la situation professionnelle. Ainsi, 16,4 % des personnes au chômage en 2022 se trouvent en situation de privation en 2025. De la même manière, 53 % des personnes en privation continue sont peu ou pas diplômées en 2022.
La structure du foyer s’avère aussi déterminante, puisque l’Insee rappelle que 11,4 % des familles monoparentales en 2022 sont en situation de privation continue toujours en 2025. Les familles monoparentales présentent ainsi plus de 3 fois plus de risques qu’un ménage en couple avec enfants. Les personnes seules sont, quant à elles, plus de 2 fois plus à risque.
Enfin, être en situation de handicap augmente également les risques de faire l’expérience de la privation. Les personnes fortement limitées dans les activités courantes depuis au moins 6 mois, en raison d’un problème de santé, sont plus de 3 fois plus à risque que les personnes non limitées.





