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Rachat de crédits

Cas spécifiques du rachat de crédits : définition et conditions d’éligibilité

Publié le | 20 minutes

En bref

Pour faire face à une situation financière délicate (malendettement) ou dans certains cas spécifiques nécessitant une restructuration budgétaire, le rachat de crédits peut constituer une solution pertinente.

 

En étalant la durée de remboursement des différents crédits souscrits, il offre la possibilité à un emprunteur de réduire le montant de ses mensualités pour retrouver des charges adaptées à son niveau de ressources :

  • le rachat de crédits améliore le reste à vivre et réduit le taux d’endettement ; 
  • il permet de regrouper tous types de crédits (crédit conso, prêt immobilier, crédit renouvelable) et même certaines dettes ;
  • il offre l’opportunité de bénéficier d’une enveloppe complémentaire pour financer un nouveau projet ;
  • le regroupement de prêts peut être particulièrement opportun dans certains cas spécifiques : passage en retraite, rachat de soulte après une séparation, malendettement, projet de travaux énergétiques à financer, etc. ;
  • pour faire racheter ses emprunts, il faut convaincre l’organisme de crédit de sa solvabilité, de sa gestion budgétaire rigoureuse et fournir des garanties (caution, hypothèque, etc.) ;
  • le regroupement de crédits implique une augmentation du coût global du crédit avec des intérêts qui s’accumulent plus longtemps.
Cas spécifiques du rachat de crédits : définition et conditions d’éligibilité Cas spécifiques du rachat de crédits : définition et conditions d’éligibilité - Illustration : Partners Finances

Malendettement, accident de vie, nouveau projet à financer, recherche de souplesse budgétaire…les situations pouvant motiver le recours au rachat de crédits sont nombreuses. Cette opération financière est en effet destinée à restructurer les dettes d’un emprunteur pour lui permettre de retrouver une certaine sérénité budgétaire

Le rachat de crédits consiste à regrouper les différents prêts en cours pour diminuer le poids des échéances mensuelles de remboursement dans les charges fixes récurrentes. Cette réduction des mensualités est permise par un allongement de la durée de remboursement et donc par un nombre d’échéances plus important à régulariser dans la durée. Le coût total va être plus élevé.

La consolidation de ces emprunts, si elle ne réduit pas le montant à rembourser, permet en revanche d’obtenir un nouvel échéancier de paiement plus adapté à sa situation financière du moment. Elle offre également l’opportunité d’envisager d’autres projets et apporte une réponse pratique et immédiate dans certains cas spécifiques nécessitant une adaptation budgétaire.  

Le rachat de crédits permet de regrouper tous types de prêts à savoir : 

  • des crédits à la consommation qu’ils soient affectés (prêt auto/moto, crédit travaux) ou non affectés (prêt personnel). Si le regroupement ne concerne que des crédits à la consommation, on parle de rachat de crédits conso ; 
  • des prêts immobiliers : lorsque le prêt immobilier représente au moins 60 % du capital total restant dû à racheter, on parle de rachat de crédits immobilier ou de rachat de crédits hypothécaire (avec un bien immobilier placé en garantie en cas de défaut de remboursement) ; 
  • des crédits renouvelables : il s’agit d’une ligne de trésorerie dont dispose librement un emprunteur pour effectuer des achats. Avec des taux d’intérêt élevés (autour de 20 %) et révisables, ils peuvent impacter fortement le budget de l'emprunteur et rendre le regroupement de crédits particulièrement pertinent.

Bon à savoir :

Il est également possible d’intégrer au rachat de crédits certaines dettes et notamment : 

  • des dettes de la vie courante (loyers impayés, arriérés de charges, dettes d’huissier…) ; 
  • des dettes fiscales (arriérés d’impôts, cotisations URSSAF, prestations sociales indues à rembourser…) ; 
  • des dettes personnelles ou familiales (prêt entre particuliers, rachat de soulte…).
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Effectuer un rachat de crédits présente plusieurs avantages pour un emprunteur : 

  • une diminution des mensualités de remboursement
  • une augmentation du reste à vivre mensuel grâce à la réduction des charges fixes (mensualités de crédit moins importantes) ;
  • une amélioration du taux d’endettement, l’indicateur de référence utilisé par les banques et organismes de crédit pour juger la solvabilité d’un emprunteur (part des charges fixes par rapport aux revenus récurrents). Le regroupement peut permettre de le ramener sous les 35 %, le maximum pour financer un nouveau projet ; 
  • un taux d’intérêt unique potentiellement plus avantageux que ceux des emprunts souscrits auparavant (notamment en cas de regroupement de crédits renouvelables) ; 
  • la possibilité d’obtenir une trésorerie complémentaire pour financer un nouveau projet (achat automobile, travaux, mariage, voyage, étude des enfants, etc). Le nouveau prêt est directement intégré à la nouvelle mensualité unique de remboursement ;  
  • une simplification administrative et bancaire avec un seul interlocuteur et un virement unique à effectuer chaque mois. L’emprunteur dispose alors d’une meilleure visibilité sur son budget.

Faire racheter ses crédits a également certaines conséquences à ne pas négliger : 

  • l’allongement de la durée de remboursement qui fait supporter à l’emprunteur le poids psychologique de la dette de façon prolongée ; 
  • l’augmentation du coût global du crédit du fait d’une accumulation d’intérêts sur une plus longue période ; 
  • des risques de réendettement une fois la situation financière assainie si l’emprunteur décide de contracter de nouveaux emprunts.

Le rachat de crédits peut se révéler pertinent dans diverses circonstances. Pour certains cas spécifiques, il permet en effet à l’emprunteur de réellement restructurer les finances pour retrouver une certaine sérénité budgétaire : 

  • au moment du passage en retraite : la retraite s’accompagne d’une baisse de revenus plus ou moins conséquente : le regroupement de prêts permet alors d'ajuster la mensualité unique à la future pension de retraite ; 
  • pour faire face à un accident de vie : maladie, accident, invalidité, perte d’emploi… de nombreuses situations peuvent limiter votre capacité à travailler et impacter mécaniquement vos revenus. Le rachat de crédits peut alors vous éviter de vous retrouver dans une situation financière délicate à cause de revenus qui ne sont plus en rapport avec vos charges ;
  • après un divorce ou une séparation : une séparation entraîne des changements importants du point de vue financier (logement, transport, éventuelles pensions à verser). Le rachat de crédits peut alors permettre de lisser ses mensualités de remboursement pour les adapter à sa nouvelle situation. Il permet par ailleurs d’intégrer le rachat d’une soulte à l’opération (rachat de la part du conjoint pour conserver la propriété d’un bien immobilier) ; 
  • financer des travaux, un véhicule ou tout autre nouveau projet : le recours à une trésorerie complémentaire directement intégrée à la nouvelle mensualité unique permet de réaliser un projet sans pour autant alourdir son budget mensuel grâce à l’étalement des paiements. Cette possibilité peut être particulièrement pertinente pour la réalisation de travaux de rénovation énergétique au sein d’une passoire thermique ;
  • assainir de précédents crédits : si vous avez souscrit des crédits renouvelables ou des prêts à la consommation à des conditions défavorables (taux d’intérêt élevé), le rachat de crédits peut être l’occasion de repartir sur des bases financières plus saines et d'éloigner le surendettement.

Pour pouvoir faire racheter ses crédits, l’emprunteur doit remplir certains critères particuliers vis-à-vis de la banque ou de l’établissement de crédit : 

  • prouver sa solvabilité, c’est-à-dire son aptitude à rembourser au prêteur le nouveau crédit dans son intégralité. Le taux d’endettement ne doit à cet égard pas être trop élevé (un taux d’endettement supérieur à 50 % est en général rédhibitoire) et le reste à vivre mensuel doit permettre de couvrir les besoins du foyer en plus des charges fixes récurrentes (loyers, crédits, pensions) ;
  • disposer d’une situation professionnelle stable et de revenus réguliers permettant de couvrir le montant de l’échéance mensuelle unique ; 
  • montrer une gestion budgétaire saine et responsable : l’emprunteur ne doit pas afficher de dépenses superflues par rapport à ses revenus sur ses relevés bancaires. Un recours fréquent au découvert bancaire et des incidents de paiement sont également un très mauvais signe envoyé aux établissements de crédit ;
  • apporter des garanties : comme pour tout nouvel emprunt, le créancier unique cherche à s’assurer qu’il pourra se rembourser en cas de défaut de paiement des mensualités de crédit. L’apport d’une caution, d’une hypothèque ou d’un nantissement de produit financier pour couvrir le nouveau crédit unique peut alors être requis. La présence d’un co-emprunteur peut également faciliter le processus.

Voici la marche à suivre pour regrouper vos dettes et crédits en cours afin d’assainir votre situation financière :

  1. Analysez vos charges récurrentes au regard de vos revenus. Tentez au préalable d’optimiser vos charges (renégociation de contrats d’assurance, réduction des abonnements, etc.). Calculez votre taux d’endettement et votre reste à vivre mensuel pour définir vos nouveaux objectifs de remboursement (montant visé pour la mensualité unique, durée de remboursement souhaitée) ;
  2. Réalisez une simulation de rachat de crédits sur les outils mis à disposition par Partners Finances : vous pourrez alors évaluer vos économies mensuelles potentielles et le surcoût lié à l’opération de rachat. À l’issue de la simulation, vous pourrez comparer les offres de regroupement des différents établissements de crédits et sélectionner la plus adaptée à votre profil et vos besoins. Effectuez une demande de rappel et obtenez une réponse de principe immédiate ; 
  3. Constituez votre dossier emprunteur : rassemblez toutes les pièces justificatives permettant d’étayer votre situation et d’attester votre solvabilité (justificatifs professionnels, financiers, de revenus, copie des contrats de crédits en cours et des tableaux d’amortissement). Expliquez également votre demande financement en cas de trésorerie supplémentaire sollicitée ; 
  4. Transmettez votre dossier pour étude par la banque ou l’organisme de crédit choisi ; 
  5. Recevez votre offre de rachat en cas d’acceptation de votre dossier. Si les termes vous conviennent, renvoyez le contrat signé dans les délais impartis ; 
  6. Le prêteur rachète le capital restant dû sur les anciens crédits et devient le nouveau créancier unique. Il procède également, le cas échéant, au déblocage des fonds si une enveloppe de trésorerie complémentaire a été sollicitée ; 
  7. Vous commencez à rembourser votre emprunt unique selon le nouvel échéancier fourni par le prêteur. Vous devez également potentiellement vous acquitter des pénalités de remboursement anticipé sur les anciens crédits (elles sont toutefois bien souvent intégrées à la nouvelle mensualité unique).

Il convient d’être très vigilant à certains éléments avant de recourir au rachat de crédits. Voici les pièges à éviter :  

  • ne pas tenir compte du coût global du crédit : même si une baisse de mensualité de plusieurs centaines d’euros peut sembler séduisante sur le papier, elle peut s’accompagner d’un surcoût important avec l’accumulation d’intérêts. Cherchez donc le bon équilibre entre optimisation budgétaire à court terme et maîtrise du coût à long terme ; 
  • oublier des frais annexes : des frais trop importants liés au rachat peuvent rendre moins pertinente l’opération. Pensez donc à les anticiper et à les négocier si vous le pouvez ;
  • sous-estimer le coût de l’assurance emprunteur : l’assurance de prêt peut représenter jusqu’à ? du coût total du crédit. Au moment de souscrire le nouveau prêt lié au rachat, ne vous contentez pas de l’assurance emprunteur proposée par le prêteur (contrat groupe). Procédez à une délégation d’assurance en choisissant une assurance individuelle externe ;
  • regrouper forcément tous ses prêts : inclure certains prêts souscrits à des taux d’intérêt déjà très bas peut être contre-productif si le nouveau TAEG obtenu est supérieur. C’est notamment le cas des taux des prêts immobiliers qui sont souvent moins élevés ;
  • retomber dans la spirale du crédit après le rachat : après avoir réduit durablement le montant de vos mensualités, il peut être tentant de recourir à un nouveau crédit et notamment à un crédit renouvelable étant donné que vos éventuelles réserves de trésorerie sont reconstituées. Le risque de surendettement est alors réel à terme. 

Le rachat de crédits implique des frais de dossier (parfois négociables) ainsi que des frais de garantie le cas échéant pour couvrir le nouvel emprunt (notamment pour un rachat de crédit hypothécaire). Vous devrez aussi potentiellement vous acquitter d’indemnités de remboursement anticipé (IRA) auprès de vos anciens créanciers.

Pour choisir l’organisme de crédit le plus adapté à votre situation, comparez les taux d’intérêt (TAEG), le montant des mensualités proposé, la durée de remboursement ainsi que le coût total du crédit. Renseignez-vous également sur les éventuelles facilités de paiement accordées (report d’échéances, pause de mensualités, etc.). Assurez-vous enfin que l’établissement dispose d’une accréditation à l’ORIAS et d’un agrément à l’ACPR. 

Il est très difficile de faire regrouper ses crédits en étant fiché Banque de France (FICP). Le rachat reste néanmoins plus simple pour les propriétaires qui peuvent mettre leur bien immobilier en garantie pour couvrir l’emprunt.

En théorie non mais dans la pratique les organismes de crédit vous accorderont très rarement un nouvel emprunt sans que celui-ci ne soit couvert par une assurance de prêt, à plus forte raison pour un capital restant dû à racheter élevé.