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Trésorerie : définition, calcul et conseils pour une gestion efficace

Publié le | 12 minutes

En bref

La trésorerie correspond à l’argent immédiatement disponible pour faire fonctionner une entreprise. Concrètement, c’est ce qui permet de payer les salaires, les fournisseurs, les charges courantes ou de faire face à un imprévu sans mettre l’activité en difficulté. Sans trésorerie suffisante, une entreprise peut se retrouver bloquée, même si son activité est rentable sur le papier. Pour bien comprendre ce qu’est la trésorerie, voici ce qu’il faut retenir :

  • la trésorerie représente les liquidités réellement disponibles à court terme ;
  • l’absence de trésorerie est généralement l’une des premières causes de difficulté pour les entreprises ;
  • le calcul de la trésorerie repose sur des éléments simples, accessibles à tous ;
  • une gestion régulière, appuyée par des outils de suivi, permet d’anticiper les risques 
Homme en train de faire les compte dans sa trésorerie Homme en train de faire les compte dans sa trésorerie - Illustration : Partners Finances

La trésorerie est souvent évoquée comme un indicateur clé, sans toujours être clairement définie. Pourtant, la notion est assez simple dès lors qu’on revient à l’essentiel. 

La trésorerie désigne l’ensemble des sommes d’argent immédiatement disponibles pour l’entreprise. Il s’agit principalement de l’argent présent sur les comptes bancaires, éventuellement complété par la caisse pour les activités qui en utilisent une.

Autrement dit, la trésorerie correspond à ce que vous pouvez mobiliser tout de suite pour régler vos dépenses, sans attendre le règlement de factures clients ni solliciter un financement externe. Elle reflète donc un solde réel à un instant donné.

Bon à savoir

Attention, la trésorerie ne doit pas être confondue avec le résultat comptable. Une entreprise peut afficher un bénéfice tout en rencontrant des difficultés si ses encaissements sont décalés dans le temps.

Au quotidien, la trésorerie permet avant tout de faire tourner l’entreprise. Elle sert à :

  • payer les salaires et le loyer ;
  • régler les fournisseurs ;
  • honorer les charges fiscales et sociales ;
  • rembourser les dettes et échéances de crédits ;
  • ou encore absorber un décalage de paiement client.

Elle joue aussi un rôle central dans la continuité d’activité : sans trésorerie suffisante, un simple retard de paiement client peut devenir problématique.

Enfin, elle donne de la marge de manœuvre au dirigeant. Une entreprise avec une trésorerie saine peut :

  • saisir des opportunités ;
  • sécuriser des opérations ; 
  • absorber une baisse temporaire d’activité ;
  • investir ou négocier plus sereinement avec ses partenaires (pour un emprunt notamment). 

La trésorerie est souvent l’un des premiers points de fragilité d’une entreprise, en particulier lors des premières années d’activité ou en période de croissance.

Beaucoup de dirigeants découvrent trop tard que le chiffre d’affaires ne protège pas des difficultés de liquidité. Une entreprise peut avoir des commandes, enregistrer des recettes, signer des contrats et pourtant manquer de ressources pour honorer ses dépenses immédiates.

À l’inverse, une trésorerie bien pilotée renforce la crédibilité de l’entreprise, notamment vis-à-vis des banques et partenaires financiers.

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Calculer sa trésorerie n’a rien de complexe. Il s’agit avant tout de faire un état des lieux clair de sa situation financière à court terme.

La trésorerie se calcule de la manière suivante :

Trésorerie = disponibilités – dettes financières à court terme

Les disponibilités regroupent les sommes présentes sur les comptes bancaires et, le cas échéant, en caisse. Les dettes à court terme incluent notamment les découverts bancaires, les échéances de crédits à court terme ou certaines dettes financières exigibles rapidement.

Le conseil Partners Finances

En effectuant ce calcul de trésorerie régulièrement, vous pouvez construire un plan de trésorerie fiable et ajuster vos décisions de gestion.

  • Une trésorerie positive indique une situation saine. C’est une situation confortable, même si elle doit rester surveillée.
  • Une trésorerie nulle signale un équilibre fragile. La moindre dépense imprévue ou un retard de paiement peut créer une difficulté.
  • Une trésorerie négative révèle une dépendance à des financements externes à court terme, comme le découvert bancaire. Ce n’est pas forcément alarmant ponctuellement, mais cela doit être corrigé rapidement pour éviter un engrenage.

Bon à savoir

Prenons l’exemple d’une entreprise qui dispose de 15 000 € sur ses comptes bancaires :

  • avec un découvert autorisé utilisé à hauteur de 5 000 € ;
  • sa trésorerie réelle s’élève donc à 10 000 €.

Ces notions sont souvent confondues, alors qu’elles jouent des rôles différents dans l’analyse financière.

  • La trésorerie correspond à l’argent disponible immédiatement.
  •  Le fonds de roulement traduit la capacité de l’entreprise à financer son activité à long terme.
  • Le besoin en fonds de roulement (BFR) reflète le décalage entre les encaissements et les décaissements liés à l’activité courante.

En pratique, une entreprise peut avoir un fonds de roulement suffisant, mais une trésorerie tendue si son BFR est mal maîtrisé, par exemple à cause de délais de paiement trop longs de la part des clients.

Les difficultés de trésorerie ne sont pas toujours liées à une mauvaise gestion globale. Elles proviennent souvent de causes bien identifiées :

  • les retards de paiement clients arrivent en tête ;
  • des charges fixes trop élevées, mal adaptées au niveau d’activité, peuvent également peser lourdement sur les liquidités ;
  • une croissance rapide, mal financée, est aussi un facteur de risque ; 
  • un manque d’anticipation et de suivi des flux, notamment en l’absence de prévisionnel de trésorerie, expose l’entreprise à des tensions évitables.

Une bonne gestion de trésorerie repose avant tout sur la régularité et l’anticipation.

Un suivi hebdomadaire ou mensuel suffit souvent à détecter rapidement une fragilité. Un simple tableau de suivi ou un outil de gestion permet déjà d’y voir clair.

Anticiper, c’est prévoir. Établir un prévisionnel de trésorerie permet d’identifier les périodes à risque, comme un creux d’activité saisonnier ou une échéance importante à venir.

C’est aussi un document précieux pour dialoguer avec sa banque ou ses partenaires financiers.

Disposer d’une trésorerie de précaution offre un véritable filet de sécurité. Elle permet d’absorber les imprévus sans mettre en péril l’activité ni recourir systématiquement à des solutions d’urgence. 

Lorsque la trésorerie est sous tension, plusieurs leviers peuvent être actionnés : 

  • ajuster les délais de paiement, en raccourcissant ceux accordés aux clients ou en négociant ceux des fournisseurs, peut rapidement produire des effets positifs ; 
  • réduire certaines charges, même temporaires, permet aussi de soulager la trésorerie ; 
  • recourir à des solutions de financement adaptées, comme les lignes de trésorerie ou certains crédits de fonctionnement, à condition qu’ils soient utilisés comme un soutien ponctuel et non comme une solution permanente.